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Le logement inquiète bien plus que le covid-19
Luxembourg 3 min. 13.11.2020 Cet article est archivé

Le logement inquiète bien plus que le covid-19

Plus de 80% des 18-24 ans et des 55-64 ans interrogés dans le Politmonitor font état de leur inquiétude sur la question du logement.

Le logement inquiète bien plus que le covid-19

Plus de 80% des 18-24 ans et des 55-64 ans interrogés dans le Politmonitor font état de leur inquiétude sur la question du logement.
Photo:Gerry Huberty/archive
Luxembourg 3 min. 13.11.2020 Cet article est archivé

Le logement inquiète bien plus que le covid-19

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Si les esprits restent tournés vers l'évolution de la pandémie, les électeurs sondés pour le Politmonitor de novembre 2020 gardent en tête d'autres réalités. Celles liées à l'immobilier, aux embouteillages ou aux perspectives d'avenir des futures générations.

Si, à l'automne 2019, l'actualité était marquée par les actions de masse menées contre le réchauffement climatique, l'automne 2020 l'est par les conséquences de la progression du covid-19 au Luxembourg. Pourtant, cette année comme l'année dernière et les années précédentes, ces thématiques ne constituent pas la principale source d'inquiétudes des électeurs. Cet «honneur» revient encore et toujours au logement (78%), selon les conclusions du Politmonitor 2020 réalisé pour le compte du Luxemburger Wort et de RTL


Wachstum,Logement,Habitation,Wohnungsbau.Foto:Gerry Huberty
La crise du logement avant la protection du climat
Interrogés sur leurs préoccupations concrètes, les participants au Politmonitor réalisé par TNS-Ilres pour le compte du «Luxemburger Wort» et de «RTL» placent la question immobilière en première position, devant la hausse du trafic routier et les perspectives d'avenir.

Pour les 1.039 personnes interrogées, représentatives des électeurs du Grand-Duché, les difficultés à se loger apparaissent comme plus inquiétantes que les conséquences de la crise sanitaire (71%) ou la hausse du trafic sur les routes (62%). A noter que seules deux autres thématiques - les opportunités futures pour les enfants et les conséquences du changement climatique - recueillent plus de 50% des avis exprimés, toutes les autres questions étant jugées secondaires. Que ce soit la sécurité de l'emploi (45%), la perte de la langue luxembourgeoise (43%) ou la situation économique (41%).

Si l'accès à un logement abordable reste dans tous les esprits, son impact apparaît comme plus prégnant chez les 18-24 et les 55-64 ans, où la thématique apparaît dans plus de 80% des réponses. Car ces deux tranches d'âge apparaissent comme directement impactées. Par les craintes suscitées chez les plus jeunes et par celles engendrées dans la génération de leurs parents.

Sans surprise, en ce qui concerne la crise sanitaire liée à la pandémie, l'inquiétude se manifeste plus fortement chez les plus âgés, à partir de 55 ans. Même chose en ce qui concerne la sécurité de l'emploi, où la digitalisation et ses conséquences suscitent plus d'interrogations chez une majorité de personnes à partir de 55 ans. Contre 30% pour les 18-24 ans.

Interrogé par TNS-Ilres sur les thèmes que les politiques doivent prendre en main directement, le panel varie peu dans ses réponses, plaçant l'accès à un logement abordable en première place (29%), devant les conséquences de la pandémie (24%) et la lutte contre le réchauffement climatique (10%). Sur le même plan que les perspectives d'avenir pour les enfants (10%).

Bien qu'en recul par rapport à 2019 dans les préoccupations des électeurs, les questions environnementales demeurent une thématique de la vie quotidienne. C'est ainsi que plus de neuf sondés sur dix (92%) se disent favorables à la hausse des amendes dressées pour pollution volontaire et 80% se déclarent en faveur de l'instauration d'un système de consigne pour les bouteilles en plastique. A l'inverse, l'annonce du gouvernement d'augmenter de cinq centimes le prix des carburants au 1er janvier 2021 pour réduire l'empreinte carbone du pays recueille un taux de désapprobation de 56%...

Dans un contexte de crise économique, l'idée d'instaurer un impôt plus élevé sur la fortune, voire un impôt sur la fortune séduit 62% des personnes interrogées, un chiffre presque similaire à celui en faveur de l'instauration d'un cadre juridique autorisant une utilisation plus étendue du télétravail. Du côté des oppositions nettes, l'instauration de droits de succession en ligne directe fait clairement partie de cette catégorie (à 75%), tout comme le cumul des mandats (65%) et la hausse générale des taxes (61%).

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