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Le groupe d’intervention pénitentiaire s'impatiente
Luxembourg 2 min. 20.05.2020 Cet article est archivé

Le groupe d’intervention pénitentiaire s'impatiente

Pour lutter contre le fléau de la drogue en prison, une brigade canine va voir le jour.

Le groupe d’intervention pénitentiaire s'impatiente

Pour lutter contre le fléau de la drogue en prison, une brigade canine va voir le jour.
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 20.05.2020 Cet article est archivé

Le groupe d’intervention pénitentiaire s'impatiente

Maurice FICK
Maurice FICK
Les équipements promis aux hommes du GRIP après les révoltes dans les murs de la prison de Schrassig se font toujours attendre, se plaint l'association des agents pénitentiaires. Ce n'est pas tout à fait vrai, lui répond l'Administration pénitentiaire.

Une dotation en armes de défense du type paintballs ou sprays au poivre avait déjà été livrée aux hommes du Groupe d'intervention pénitentiaire (GRIP) par le passé mais «nos agents n'ont pas été équipés, comme promis, suite aux révoltes de 2018», relevait mardi l'Association des agents pénitentiaires (AAP) dans un communiqué. Des équipement qui devaient, en principe et «selon la direction générale être intégralement livrés en septembre 2019».

Faux!, rétorque ce mercredi la direction de l'Administration pénitentiaire incriminée, et rapporte que le GRIP «a d'ores et déjà été livré de matériel d'un coût total de 48.683 euros dans les derniers six mois environ». Elle confesse en même temps, que tout le matériel promis n'est pas encore opérationnel puisque du «matériel supplémentaire est en cours de livraison».


Que de frustrations côté gardiens de prison
Un peu plus d’an après les troubles qui ont touché les prisons luxembourgeoises, les tensions se sont apaisées. Seulement le personnel pénitentiaire, qui a beaucoup œuvré pour ce retour à la normale, attend toujours que les promesses qui lui avaient été faites à l’époque soient tenues.

Si un second volet de la commande «a subi un retard», c'est notamment dû à «un changement de commande sur demande du GRIP». La pandémie passant par là, le délai de livraison s'est rallongé. Mais assure la direction, le dernier lot de matériel de pointe «est attendu au Centre pénitentiaire de Luxembourg (CPL) vers juillet au plus tard». De sorte que chaque membre du GRIP aura alors son propre matériel, ce qui lui garantira une meilleure hygiène. 

Restent deux questions en suspens: celle d'une série de formations proposée par l'AAP et celle de la création d'un groupe de travail dont l'expertise doit permettre de mieux protéger gardiens et détenus. Deux revendications de longue date restées lettre morte jusqu'ici. 


Présentation du dispositif IONSCAN 600
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L'Administration pénitentiaire assure que des «formations spécifiques sont organisées à l'étranger» pour les moniteurs de tir. Ils formeront par la suite les membres du GRIP à l'usage correct des armes très spécifiques. Rajoutant que «quatre formations spécifiques au GRIP ont eu lieu en 2019 et 2020».  

Le courant ne semble pas passer complètement entre l'Administration pénitentiaire et l'AAP. Mais toutes deux sont d'accord pour souligner l'importance de la création d'une brigade canine et l'installation d'un détecteur à drogues Ionscan 600 dans les trois centres pénitentiaires, pour lutter contre la présence de stupéfiants en prison.

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