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Le Grand débat pour les Français du Luxembourg aura bien lieu
Luxembourg 4 min. 27.01.2019

Le Grand débat pour les Français du Luxembourg aura bien lieu

Tout comme ce cahier de doléances déposé dans une mairie en Loire-Atlantique, deux cahiers sont disponibles au Luxembourg au consulat et au Café Français, en ville.

Le Grand débat pour les Français du Luxembourg aura bien lieu

Tout comme ce cahier de doléances déposé dans une mairie en Loire-Atlantique, deux cahiers sont disponibles au Luxembourg au consulat et au Café Français, en ville.
AFP
Luxembourg 4 min. 27.01.2019

Le Grand débat pour les Français du Luxembourg aura bien lieu

Virginie ORLANDI
Virginie ORLANDI
Le Grand débat national, lancé par Emmanuel Macron et qui peinait à trouver un endroit pour l'accueillir au Luxembourg, aura bien lieu dans les prochaines semaines à Luxembourg-Ville et Howald.

Les Français du Luxembourg vont finalement pouvoir s'exprimer lors du Grand débat voulu par le Président. Des apéros-débats vont être organisés par les conseillers consulaires dans différents établissements privés à Luxembourg-Ville et Howald.

Depuis la fermeture du Centre culturel français qui se situait jadis à Aldringen, les autorités françaises présentes au Grand-Duché n'ont plus d'espace de réunion à offrir à leurs concitoyens.

Pieyre-Alexandre Anglade, le député des Français du Benelux, avait bien lancé un cahier de doléances numériques mi-janvier, tout en invitant " les acteurs locaux francophones à se mobiliser pour proposer des débats aux Français de l'étranger, et donc plus particulièrement à ceux présents au Luxembourg, en Belgique et aux Pays-Bas".

L'ambassade ne peut pas financer

Les conseillers consulaires se sont donc lancés à la recherche d'un lieu pour organiser cette grande réunion susceptible de faire émerger les problèmes des Français et aider le gouvernement à y apporter des solutions.

Alors que les conseillers consulaires ne savaient pas mi-janvier, si une telle réunion allait être possible, il semble que des solutions aient été trouvées pour permettre ce grand rassemblement.

"Une salle pour accueillir entre 60 et 100 personnes coûte au moins 1.000 euros pour la soirée et l'ambassade de France ne peut pas financer ce type de dépenses. Nous ne pouvons pas non plus utiliser le biais des listes électorales consulaires car cela coûte trop cher", explique Monique Dejeans, conseiller consulaire PS, "Nous avons donc trouvé une solution auprès de deux établissements privés prêts à accueillir gratuitement le public dans leur commerce en échange de la consommation de celui-ci".

Les "apéros-débats" consacrés au Grand débat national vont avoir lieu au Café Français à Luxembourg-Ville et chez Nature Elements à Howald.

Ces rencontres sont organisées autour de thématiques définies par les conseillers consulaires en fonction de ce qu'ils entendent sur le terrain et qui leur semble pertinent de faire remonter au gouvernement via ces échanges publics.

"Notre but est de redonner envie aux gens de faire de la politique, de parler politique", poursuit la conseillère consulaire, "De leur permettre de s'exprimer et de se retrouver ensemble. Nous sommes des élus de proximité et nous pensons qu'il sera plus facile pour les gens de s'exprimer devant nous que devant un député. Nous ne sommes pas de grandes personnalités nationales qui peuvent être intimidantes".

Les conseillers consulaires ont donc prévu de laisser sur les tables des papiers et des stylos afin que les personnes présentes puissent noter leurs questions et leurs doléances au cours du débat. Les représentants des Français feront ensuite remonter ces informations à leur député, Pieyre-Alexandre Anglade .

Le lycée Vauban, peut-être une solution

Interrogé à son tour, Pieyre-Alexandre Anglade, explique qu'il se rendra dans la mesure du possible aux rendez-vous organisés par les conseillers consulaires.

"Quand j'ai appris que les conseillers avaient du mal à trouver une salle, j'ai regardé de mon côté ce que je pouvais organiser et je suis en relation avec la direction du lycée Vauban. Peut-être qu'un débat national pour les Français du Luxembourg sera organisé là-bas fin février ou début mars", explique-t-il, " Ce rendez-vous sera le plus inclusif possible et sera modéré par une personne neutre afin de permettre aux citoyens de se sentir libres de s'exprimer sur leurs préoccupations".

Les préoccupations des Français du Benelux, le député en a déjà une petite idée puisque son cahier de doléances numérique lancé le 14 janvier dernier, a reçu en une semaine 450 contributions.

"Les trois pays sont mobilisés", reprend-il, "le cahier reçoit autant de messages du Luxembourg que de la Belgique ou des Pays-Bas. Ce qui est évident pour l'instant, c'est l'inquiétude des expatriés pour ce qui se passe actuellement en France à travers le mouvement des Gilets jaunes. En général, ils sont concernés par des thématiques comme la fiscalité, l'assurance maladie ou l'éducation, mais là, non, ils sont inquiets de ce qui se passe dans l'Hexagone".

En plus des débats-apéros et du cahier de doléances en ligne, deux cahiers de doléances ont été déposés par les conseillers consulaires dans la salle d'attente du consulat de France et au premier étage du Café Français, place d'Armes à Luxembourg-Ville.

Ils seront envoyés à Paris ainsi que les bilans des Grands débats organisés au Luxembourg, après le 15 mars, date de fin des débats, afin que le gouvernement français soit informé de ce que pensent les Français du Grand-Duché.

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