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Le gouvernement ne cède pas aux pressions syndicales
Luxembourg 3 min. 26.10.2021
Futur régime CovidCheck

Le gouvernement ne cède pas aux pressions syndicales

A moins d'une semaine de l'entrée en vigueur non obligatoire du nouveau régime CovidCheck, les syndicats se heurtent à la position du gouvernement d'accélérer à tout prix la campagne de vaccination.
Futur régime CovidCheck

Le gouvernement ne cède pas aux pressions syndicales

A moins d'une semaine de l'entrée en vigueur non obligatoire du nouveau régime CovidCheck, les syndicats se heurtent à la position du gouvernement d'accélérer à tout prix la campagne de vaccination.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 3 min. 26.10.2021
Futur régime CovidCheck

Le gouvernement ne cède pas aux pressions syndicales

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
A moins d'une semaine de l'entrée en vigueur des nouvelles règles sanitaires qui prévoient la possibilité de ne pas laisser l'accès libre aux personnes non vaccinées sur leur lieu de travail, les négociations se poursuivent. Sans avancée concrète à ce jour.

Si la CGFP, l'OGBL et le LCGB avaient annoncé qu'ils continueraient à se battre contre la mise en place du régime CovidCheck dans les entreprises et les administrations publiques, les négociations en cours ne semblent pas aboutir. Dernier exemple en date avec la rencontre organisée lundi entre la CGFP et Marc Hansen (DP), ministre de la Fonction publique, qui s'est achevée par une fin de non-recevoir. Au point que la puissante organisation représentant les fonctionnaires dénonce mardi «la moindre volonté de compromis» de la part de l'exécutif.


Politik, Tripartite, Chateau de Senningen, Nora Back, Patrick Dury, Romain Wolff, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Des syndicats bien décidés à poursuivre leur combat
Bien que la Chambre ait validé lundi le durcissement des mesures sanitaires, CGFP, OGBL et LCGB n'entendent pas baisser les bras et annoncent d'ores et déjà utiliser les prochains jours pour tenter «d'éviter le worst case scenario qui se profile à l'heure actuelle».

Une situation que dénonce également Nora Back, présidente de l'OGBL, qui souligne le caractère «difficile» des discussions en cours avec le gouvernement. Et qui ne cache pas sa perplexité quant à un éventuel assouplissement du futur régime avant le 1er novembre. Raison pour laquelle les organisations syndicales espèrent avant tout trouver un accord avec l'UEL afin «d'éviter les grosses fractures sociales qui s'annoncent». Référence indirecte au climat social actuel de plus en plus tendu et à l'essor du mouvement d'opposition à la vaccination, incarnée notamment par la marche blanche.

Si aucune date de rencontre n'a encore été fixée entre partenaires sociaux, OGBL et LCGB travaillent actuellement avec les délégations d'entreprise afin de «mener un travail d'information sur le terrain» sur les conséquences concrètes de l'application de la mesure, assure Patrick Dury, président du LCGB. En clair, les syndicats prennent le pouls des délégations d'entreprise et des agents des administrations pour déterminer les suites à donner. Et conformément à ce qu'ils avaient annoncé, des actions juridiques devraient prochainement voir le jour.


«Monsieur Bettel me force à me faire vacciner»
Alors que le 1er novembre marquera l'entrée en vigueur des restrictions imposées aux personnes réticentes à l'injection de doses anti-covid 19, les centres de vaccination du pays enregistrent une plus grande activité ces derniers jours. Rencontre avec ces nouveaux convertis.

«Nous avons déjà eu des remontées d'informations indiquant que des salariés avaient été menacés de licenciement parce qu'ils n'étaient pas vaccinés», assure Nora Back. Résultat: «des procédures juridiques seront lancées à compter du 1er novembre, une fois que les menaces auront été mises à exécution», affirme la présidente de l'OGBL. A ce jour, la mesure divise encore et toujours les principaux employeurs puisque peu nombreux sont ceux qui ont d'ores et déjà annoncé mettre en place le dispositif. Le flou est encore plus grand en ce qui concerne les PME, majoritaires dans l'écosystème luxembourgeois.

Pour mémoire, les syndicats ne s'opposent pas à la vaccination, présentée comme «la seule solution pour parvenir à une sortie de crise», mais s'opposent à la voie choisie par le gouvernement d'«envoyer la patate chaude sur les employeurs et donc sur les salariés qui n'auront pas d'autre choix que d'appliquer les règles». De son côté, le gouvernement souhaite accélérer le niveau de vaccination générale de la population pour éviter une nouvelle vague d'infections. A noter que depuis le début du mois d'octobre, le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens a progressé de plus de 60%, selon les données officielles de la direction de la Santé.

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Wi , Covid Check im Betrieb , Foto:Guy Jallay / Luxemburger Wort
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Illustration,  large scale testing, neue Herangehensweise, nouvelle formule, Tesz-Zenter, Covid-19, Corona, Test Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
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