Changer d'édition

Le général Duschène joue l'apaisement
Luxembourg 20.12.2019 Cet article est archivé

Le général Duschène joue l'apaisement

Le général Duschène joue l'apaisement

Photo: Maurice Fick
Luxembourg 20.12.2019 Cet article est archivé

Le général Duschène joue l'apaisement

Maurice FICK
Maurice FICK
L'adjudant-chef Schleck a jusqu'à la veille de Noël pour formuler ses objections pour le poste proposé et à ce stade, il n'y a «pas une décision de changement d'affectation de poste». C'est en substance la réponse du chef d'état-major qui reste muet sur la sommation.

C'est par le biais de son avocat que le général Alain Duschène a réagi ce vendredi à l'ultimatum que le président du Syndicat Professionnel de l'Armée Luxembourgeoise (SPAL), Christian Schleck, lui avait lancé mardi 17 décembre. Dans une lettre officielle délivrée par un huissier, l'adjudant-chef Schleck avait sommé le chef de l'état-major de divulguer tous les documents relatifs à son transfert au sein de l'armée.


SPFP-Präsident Pascal Ricquier (l.) forderte am 26. November den Rücktritt von General Alain Duschène, weil dieser den Präsidenten der Armeegewerkschaft Christian Schleck (r.) wegen seiner gewerkschaftlichen Tätigkeit strafversetzt habe.
Le bras de fer continue dans l'affaire Schleck
Le Syndicat Professionnel de la Force Publique démonte les arguments du général Duschène. L'objectif pour l'état-major, estime le syndicat, «était uniquement de bouger de son poste au BIA» l'adjudant-chef Schleck, à cause de son engagement syndical.

Sûr du fait que «ces documents n'existent tout simplement pas» le Syndicat Professionnel de la Force Publique (SPFP) avait demandé le limogeage du général de l'armée luxembourgeoise pour avoir menti. Sans réponse endéans sept jours de la part du général, une deuxième sommation doit être adressée à Henri Kox, ministre délégué à la Défense. Le général Duschène n'élude pas la question épineuse mais fait simplement savoir que «les réponses à sa sommation, seront données en temps et lieu utiles(...)».

La décision de mutation n'est pas encore tombée

Le seul objectif de l'état-major dans toute cette affaire de mutation-sanction présumée pour cause d'activité syndicale, comme le laisse entendre le SPFP,  était «uniquement de bouger M. Schleck de son poste au Bureau d'Information de l'Armée (BIA) coûte que coûte et rien d'autre». C'est faux et c'est totalement prématuré de parler de mutation souligne le général.


Le général Duschène contre-attaque
Trois semaines après le déclenchement de l'affaire Schleck, le chef d'état-major réplique pour la première fois et assure qu'il n'a pas muté d'office l'adjudant-chef en raison de son activisme syndical. Un poste lui a été proposé ce mercredi. Christian Schleck a huit jours pour se prononcer.

Il explique que dans sa lettre envoyée à Christian Schleck le 11 décembre que son intention était de l'affecter au poste de «sous-officier d’état-major au Bureau d’Ordre Auxiliaire (BOA ) début février 2020». Et comme l'adjudant-chef a jusqu'au 24 décembre pour faire part de ses objections au général «il n'y a donc pas de «mutation-sanction» et à ce stade, même pas une décision de changement d'affectation de poste».


Sur le même sujet

Le Syndicat Professionnel de la Force Publique démonte les arguments du général Duschène. L'objectif pour l'état-major, estime le syndicat, «était uniquement de bouger de son poste au BIA» l'adjudant-chef Schleck, à cause de son engagement syndical.
SPFP-Präsident Pascal Ricquier (l.) forderte am 26. November den Rücktritt von General Alain Duschène, weil dieser den Präsidenten der Armeegewerkschaft Christian Schleck (r.) wegen seiner gewerkschaftlichen Tätigkeit strafversetzt habe.
Trois semaines après le déclenchement de l'affaire Schleck, le chef d'état-major réplique pour la première fois et assure qu'il n'a pas muté d'office l'adjudant-chef en raison de son activisme syndical. Un poste lui a été proposé ce mercredi. Christian Schleck a huit jours pour se prononcer.
Le Syndicat Professionnel de la Force Publique (SPFP) réclame le limogeage du général Duschène pour avoir menti dans l'affaire Schleck. L'adjudant-chef n'aurait jamais signé un document pour accepter une mutation au sein de l'armée. Il se retrouve muselé de fait.
 Parc Hotel Alvisse. PK SPFP - Toute la vérité dans la causa SCHLECK. Photo: Steve Eastwood
Nouveau rebond dans l'affaire Schleck au sein même du Syndicat Professionnel de l'Armée Luxembourgeoise. Selon «Radio 100,7», neuf membres du SPAL, dont son secrétaire général, viennent de démissionner en bloc.
Après avoir réclamé la tête du général qui dirige l'armée luxembourgeoise, le Syndicat professionnel de la force publique (SPFP) et la CGFP demandent à François Bausch, ministre de la Défense, de stopper la mutation sanction de Christian Schleck.
Ouverture officielle du bureau d'information de l'armée luxembourgeoise.Foto:Gerry Huberty
Quand un syndicat en vient à demander la démission du chef d'état-major de l'armée, c'est que la situation est grave. Le SPFP réclame ainsi des têtes mais surtout des mesures pour que les métiers de la force publique retrouvent leur attrait.
Nationalfeiertag 2019. Prises d'Armes, Militärparade, Boulevard JF Kennedy, Militär, Armee, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort