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Le droit de vote des étrangers divise l'électorat
Luxembourg 4 min. 06.02.2015 Cet article est archivé
Sondage sur le Référendum

Le droit de vote des étrangers divise l'électorat

Luxembourg 4 min. 06.02.2015 Cet article est archivé
Sondage sur le Référendum

Le droit de vote des étrangers divise l'électorat

48% des résidents luxembourgeois sont pour l'attribution du droit de vote aux étrangers, tandis que 44% sont contre. Et la moitié des électeurs luxembourgeois interrogés ne trouvent pas correct que la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat soit éliminée du référendum. Voilà ce qui ressort du dernier sondage TNS-Ilres commandé par le Luxemburger Wort et RTL en vue du référendum du 7 juin 2015.

(MF) - 48% des résidents luxembourgeois sont pour l'attribution du droit de vote aux étrangers, tandis que 44% sont contre. Et la moitié des électeurs luxembourgeois interrogés ne trouvent pas correct que la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat soit éliminée du référendum. Voilà ce qui ressort du dernier sondage TNS-Ilres commandé par le Luxemburger Wort et RTL en vue du référendum du 7 juin 2015. Un sondage réalisé auprès de 1.025 personnes entre le 28 janvier et le 4 février 2015.

Indépendamment des questions qui leur seront posées en juin, le principe même de l'organisation d'un référendum par le gouvernement est très largement (77%) considéré comme une chose positive par la population. Seuls 17% des sondés le voient comme quelque chose de négatif.

Quatre mois tout juste avant le rendez-vous fixé devant l'urne, aucune tendance nette ne se dégage au sein de l'électorat formé par les résidents luxembourgeois  -seuls habilités à voter lors du référendum- sur la question-clef d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections législatives à la double condition de résider depuis au moins dix ans au Luxembourg et d'y avoir préalablement participé aux élections communales ou européennes.

48% des résidents luxembourgeois sont pour l'attribution du droit de vote aux étrangers et 44% d'entre eux sont contre. Les 8% restants sont indécis pour l'heure. Le nombre des électeurs favorables n'a progressé que de 1% depuis novembre 2014. Sans surprise, 78% des résidents étrangers interrogés approuvent l'idée (16% sont contre). Ce qui donne, si l'on considère l'ensemble de la population, 61% d'opinions favorables au droit de vote des étrangers et 31% non favorables.

«Beaucoup de choses dépendent de la manière dont les indécis se prononceront. De 10 à 15% de l'électorat jeune n'a pas encore une opinion arrêtée», note Charles Margue.Tout comme 12% des 65 ans et plus ne sont pas encore décidés. Ils pourraient faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Mais le directeur de TNS-Ilres «ne pense pas que la question du droit de vote des étrangers divisera la société. Nous vivrons des débats passionnés mais qui ne diviseront pas les gens». 

Droit de vote à partir de 16 ans

Pas moins de 66% des résidents luxembourgeois ne sont pas favorables au rabaissement de l'âge du droit de vote à 16 ans au Luxembourg. Tout comme 60% du total des personnes sondées. Seules 33% y sont favorables. Du côté des jeunes (les 18-24 ans) luxembourgeois comme étrangers, la question divise pour l'heure: 45% sont pour instituer un droit de vote dès 16 ans et 48% sont contre.

Ministre mais pas plus de dix ans

56% des Luxembourgeois approuvent l'idée de limiter à dix années consécutives au maximum la période durant laquelle une même personne peut faire partie du gouvernement. A l'inverse, 33% pensent que ce n'est pas une bonne idée et 11% sont encore indécis. La même tendance se dessine pour l'ensemble du panel: 59% sont pour cette limitation de dix années et 29% sont contre.

Séparation de l'Eglise et de l'Etat

Pas moins de 62% des résidents luxembourgeois (parmi lesquels de nombreux électeurs du CSV) voient d'un bon œil que désormais l'Etat n'ait plus l'obligation de prendre en charge les traitements et les pensions des ministres des cultes. Seuls 27% n'approuvent pas ce changement et 12 % se disent indécis. Les chiffres sont très similaires pour l'ensemble de la population.

Après que le gouvernement eut présenté rapidement en janvier la nouvelle convention entre l'Etat et les communautés religieuses, la question n'a plus lieu d'être parmi les quatre initialement prévues lors du référendum.

L'élimination de la question au référendum sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat  fait débat. C'est ce que montre le sondage TNS-Ilres: 45% de la population est d'avis que c'est correct et logique (23%), tandis que 46% pensent que ce n'est pas correct (26% disent que «ce n'est pas correct du tout, car le citoyen ne peut plus exprimer son opinion») de retirer la question.


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