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Le dossier de soins partagés va enfin voir le jour
Luxembourg 14.06.2019

Le dossier de soins partagés va enfin voir le jour

Le dossier de soins partagés (DSP) est un dossier électronique qui regroupe toutes les données de santé d'un patient. Il doit devenir une réalité au Luxembourg courant 2019.

Le dossier de soins partagés va enfin voir le jour

Le dossier de soins partagés (DSP) est un dossier électronique qui regroupe toutes les données de santé d'un patient. Il doit devenir une réalité au Luxembourg courant 2019.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 14.06.2019

Le dossier de soins partagés va enfin voir le jour

Maurice FICK
Maurice FICK
Tout est prêt mais il manque toujours le cadre légal. Le dossier de soins partagés (DSP) qui sera attribué aux 850.000 affiliés à la Caisse nationale de santé doit encore être déployé au cours de cette année, avancent deux ministres.

C'est un véritable serpent de mer qui a épuisé trois ministres de la santé puisqu'il a été question de la création de l'agence eSanté dès octobre 2006 sous le premier gouvernement Juncker (CSV) - Asselborn (LSAP). Le fameux dossier électronique qui regroupe toutes les données de santé d'un patient et qui devra à l'avenir assurer un meilleur suivi pourrait enfin devenir réalité cette année.

«Il est prévu que l'Agence eSanté, puisse encore démarrer cette année le déploiement général du DSP pour toutes les personnes qui sont assurées à la Caisse nationale de santé», répondent ensemble les ministre de la Santé (LSAP), Etienne Schneider, et ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider  (LSAP) à la question parlementaire de Françoise Hetto-Gaasch (CSV).

Principaux acteurs impliqués

Rappelant à juste titre que le DSP en phase test depuis 2015, la députée demande si, après presque quatre années, un premier bilan peut être tiré.  « Sur les 57.000 DSP qui ont été ouverts jusqu'ici, environ 240.000 documents ont pu être envoyés aux DSP, ce qui a prouvé que l'interopérabilité technique fonctionne bien et que la généralisation du DSP peut démarrer», assurent les ministres.

Quatre centres hospitaliers (CHL, HRS, CHEM, CHdN), deux établissements spécialisés (Centre Baclesse et l'INCCI), les quatre laboratoires principaux, deux établissements du secteur de soins et de santé (Fondation Hëllef Doheem et Help) et plusieurs établissements spécialisés (Fondation du Tricentenaire, le centre de rééducation de Colpach, l'hôpital de Steinfort, la Maison Omega et le CIPA Maredoc) s'étaient engagés à se connecter à la plate-forme électronique nationale pour échanger les documents médicaux via le DSP.

Mais avant que le DSP ne devienne une réalité,  il reste toutefois à finaliser son cadre juridique. Pour l'heure, le règlement grand-ducal qui fixe les modalités et conditions de la mise en œuvre du DSP suit la procédure réglementaire. Aussitôt cette procédure achevée et le règlement publié, l'Agence eSanté pourra généraliser progressivement le DSP.