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Le devenir du chômage partiel inquiète les syndicats
Luxembourg 2 min. 08.06.2020 Cet article est archivé

Le devenir du chômage partiel inquiète les syndicats

Über den Weg der Kurzarbeit soll verhindert werden, dass zahllose Beschäftigte in Folge der Corona-Krise ihren Job verlieren. Allerdings braucht das Kriseninstrument nach dem Ende des Etat de crise eine neue gesetzliche Basis.

Le devenir du chômage partiel inquiète les syndicats

Über den Weg der Kurzarbeit soll verhindert werden, dass zahllose Beschäftigte in Folge der Corona-Krise ihren Job verlieren. Allerdings braucht das Kriseninstrument nach dem Ende des Etat de crise eine neue gesetzliche Basis.
Foto: Pierre Matgé
Luxembourg 2 min. 08.06.2020 Cet article est archivé

Le devenir du chômage partiel inquiète les syndicats

Avec la fin de l'état de crise, c'est aussi le régime transitoire du chômage partiel qui expire. Une situation qui préoccupe l'OGBL, le LCGB et la CGFP. Ces derniers vont adopter une position commune ce lundi avant de retrouver la table des négociations avec le gouvernement.

(DH avec Dani Schumacher) - A partir du mois de juillet, le régime du chômage partiel «covid-19» passera vers un régime de chômage pour problèmes économiques structurels. Et si les procédures s'annoncent simplifiées, les mesures énoncées par le gouvernement ne satisfont pas syndicats et employeurs.

Le plan proposé, jeudi, par Dan Kersch (LSAP), le ministre du Travail, prévoit de garantir l'accès au chômage partiel structurel simplifié aux entreprises touchées par la crise pandémique et ayant bénéficié du chômage partiel pour «cas de force majeure covid-19». A condition toutefois que les entreprises présentent un plan de redressement, voire un plan de maintien dans l'emploi. Et dans ce cadre, les licenciements sont autorisés, ce qui n'a pas manqué d'alerter les syndicats. Et selon les premières estimations, jusqu'à un quart des effectifs pourraient être licenciés dans le cadre d'un plan de restructuration.


Le chômage partiel étendu jusque fin 2020
L'Etat luxembourgeois a déjà dépensé 725 millions d'euros pour accompagner les mesures de chômage partiel depuis la mi-mars. Mais le dispositif sera maintenu «jusqu'au 31 décembre, au moins» a annoncé le ministre du Travail.

Les syndicats OGBL et LCGB conviennent que la mesure demeure inacceptable. Le chômage partiel n'est qu'un instrument pour garder les employés de l'entreprise dans les moments difficiles et les empêcher de se retrouver au chômage. La proposition du ministre porterait atteinte à une mesure éprouvée de lutte contre le chômage.

Pour ce qui est des employeurs, ces derniers restent plutôt sceptiques quant aux critères économiques énoncés. Et si la situation des entreprises artisanales, au niveau des commandes, semble satisfaisante à la suite des premières phases de déconfinement, ces dernières s'attendent toutefois à de lourdes pertes en fin d'année. Et les bons résultats qui pourraient être enregistrés avant l'automne ne permettraient alors plus aux entreprises d'avoir recours au chômage partiel. 

Ces questions seront à l'ordre du jour d'une réunion, ce mardi, entre le gouvernement, les syndicats et le patronat.  Et le thème du chômage partiel devrait encore être abordé lors des entretiens prévus le 10 juin entre le gouvernement et les partenaires sociaux. 

Pour rappel, en ce début de ce mois de juin, le coût du chômage partiel est évalué à près de 800 millions d'euros et le gouvernement cherche à canaliser voire à réduire les dépenses engendrées par cette mesure qui voit l'Etat prendre en charge l'indemnité de compensation à hauteur de 80% des salaires depuis la mi-mars. Plus de 325.000 salaires ont été payés par ce biais.  

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