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«Le meilleur moyen de sortir de la pandémie»
Luxembourg 3 min. 19.01.2022
Débat sur la vaccination

«Le meilleur moyen de sortir de la pandémie»

Précédemment à ce débat, le conseil d'experts du gouvernement avait préconisé la vaccination obligatoire à partir de 50 ans.
Débat sur la vaccination

«Le meilleur moyen de sortir de la pandémie»

Précédemment à ce débat, le conseil d'experts du gouvernement avait préconisé la vaccination obligatoire à partir de 50 ans.
Photo: Lex Kleren
Luxembourg 3 min. 19.01.2022
Débat sur la vaccination

«Le meilleur moyen de sortir de la pandémie»

Simon Laurent MARTIN
Simon Laurent MARTIN
Ce mercredi après-midi était marqué par le très attendu débat sur l'obligation vaccinale au sein de la Chambre. Une discussion particulièrement animée.

Journée cruciale ce mercredi dans le cadre de la lutte anti-covid au Luxembourg. Vers 14h, la Chambre a entamé le débat sur la possibilité d'une vaccination obligatoire contre le covid-19. Le Premier ministre Xavier Bettel (DP) et la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) avaient souligné avant Noël qu'ils souhaitaient qu'une décision soit prise sur cette question d'ici la mi-janvier. 


18.01.2022, Brandenburg, Potsdam: Ursula Nonnemacher (2.v.l, Bündnis90/Die Grünen), Brandenburgs Gesundheitsministerin, sieht dabei zu, wie die Apothekerin Barbara Oberüber (2.v.r) einer Frau in der Impfstelle Metropolishalle eine Corona-Impfung erklärt, während die Ärztin Bushra Malik ihr beratend zur Seite steht. In Brandenburg starten in dieser Woche die Schulungen von Apothekerinnen und Apotheker zur Corona-Impfung. Foto: Joerg Carstensen/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
L'obligation vaccinale en cinq questions
Les députés luxembourgeois évoqueront l'épineux sujet de l'obligation vaccinale, à l'occasion d'un débat de concertation ce mercredi à 14h. Tour d'horizon sur la mise en œuvre de cette mesure.

En bref, un document contenant plusieurs questions ouvertes est sur la table. Parmi celles-ci: quels sont les objectifs de la vaccination obligatoire, comment pourrait-elle être mise en œuvre, combien de temps serait-elle en vigueur, quelles tranches d'âge affecterait-elle ?

Précédemment à ce débat, le conseil d'experts du gouvernement avait préconisé la vaccination obligatoire à partir de 50 ans. Le Parlement avait également entendu l'avis de plusieurs experts étrangers, notamment des experts français controversés qui s'étaient opposés à cette mesure. 

C'est le Premier ministre Xavier Bettel (DP) qui a d'abord eu l'occasion de s'exprimer. Il a ouvert le débat en rappelant que, selon lui, la vaccination était le meilleur moyen de sortir de la pandémie. «Le virus ne disparaîtra pas pour autant, le vaccin ne protège pas forcément de la contagion. Mais nous constatons que la majorité des personnes qui se retrouvent aux soins intensifs n'étaient pas vaccinées», a noté l'intéressé, tout en mettant en exergue l'importance de l'avis du conseil d'experts. «L'obligation de vaccination est un moyen de soulager plus rapidement le système de santé. Sans l'obligation, cela prendrait trop de temps. La société est fatiguée après deux ans de mesures, l'obligation peut aussi aider à cela. Plus vite nous vaccinerons, plus vite d'autres mesures pourront être levées.»

«Rendre nos libertés»

La ministre de la Justice Sam Tanson (Déi Gréng) a ensuite pris la parole pour rappeler qu'il reste un cinquième de la population qui n'est pas vaccinée et évoquer comment cette question est gérée dans les pays voisins.  «Nous devons nous poser les questions évoquées afin de nous rendre nos libertés - même si cela implique de restreindre temporairement les libertés de certains».


ARCHIV - 02.12.2021, Bayern, Garmisch-Partenkirchen: Die zwölfjährige Theressa wird in einer Kinderarztpraxis mit dem Biontech-Impfstoff gegen Corona geimpft. Die Ständige Impfkommission (Stiko) hat sich generell für eine Corona-Auffrischimpfung auch bei Kindern und Jugendlichen im Alter von 12 bis 17 Jahren ausgesprochen. (zu dpa «Stiko für Auffrischimpfung bei 12- bis 17-Jährigen») Foto: Angelika Warmuth/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
La Belgique frileuse face à l’obligation vaccinale
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Pour la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP), vaccination obligatoire ne veut pas forcément dire vaccination forcée. «Cette obligation n'est pas un remède magique, mais un «moyen de pression supplémentaire» pour faire augmenter le taux de vaccination.» Pour la ministre socialiste, l'idéal serait que l'obligation devienne un geste volontaire de solidarité. 

Rappelons que la position du LSAP, troisième parti de la majorité, reste floue sur la question. Si DP et Déi Gréng se sont accordés pour suivre les recommandations des experts, le parti de la ministre de la Santé attendait le débat de ce mercredi pour se prononcer. 

Du côté de l'opposition, le CSV maintient le même discours depuis décembre. Le parti est largement favorable à l'obligation vaccinale. L'ADR a déjà fait connaître son refus catégorique par rapport à cette mesure, de même que le Parti Pirate, qui se positionne contre la mesure, qu'elle soit universelle ou sectorielle. 

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