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Le CSV veut un congé parental transférable à papy-mamie
Luxembourg 3 min. 06.05.2019 Cet article est archivé

Le CSV veut un congé parental transférable à papy-mamie

Le CSV veut un congé parental transférable à papy-mamie

Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 06.05.2019 Cet article est archivé

Le CSV veut un congé parental transférable à papy-mamie

Plus grand parti d'opposition, le CSV propose 18 mesures pour renforcer la famille et promouvoir des modèles alternatifs.

(MF avec Marc Hoscheid) – Les chrétiens-sociaux veulent offrir à chacun la possibilité de choisir le modèle familial qui lui convient. Sans pour autant «jeter le modèle classique par-dessus bord», comme le souligne Martine Hansen. La présidente du groupe parlementaire, et les deux députés Gilles Roth et Marc Spautz ont dévoilé lundi les nouvelles propositions de la politique familiale du CSV.

Le parti est d'avis que l'investissement éducatif des parents qui s'absentent du travail pour rester auprès de leurs enfants devrait être plus fortement apprécié. Pour éviter un «trou», plus tard dans la pension, le CSV propose d'élargir le temps des «années bébés» de 24 à 48 mois. Actuellement les droits à la retraite sont maintenus deux ans pour le parent qui fait une pause professionnelle.

Un congé pour les grands-parents actifs

Le CSV est ouvert aux modèles familiaux alternatifs. Il suggère une plus grande souplesse dans la durée et le calendrier du congé parental. Jusqu'à ce que leur enfant ait douze ans - 16 ans dans le cas de l'adoption - les parents devraient pouvoir répartir leur congé de six mois à temps plein et douze mois à temps partiel, de la manière qui leur convient le mieux.

Les chrétiens-sociaux préconisent l'introduction d'un congé pour les grands-parents. Les parents devraient pouvoir transférer leur congé aux grands-parents lorsqu'ils sont toujours actifs professionnellement. Histoire d'adapter la garde des enfants.

Promouvoir le télétravail

Le télétravail est aussi bien une solution considérée comme positive par le parti de l'opposition pour la vie privée et la congestion du trafic routier. C'est à l'Etat de montrer l'exemple et de développer cette forme innovante de travail dans le secteur public. Selon Marc Spautz, un cadre juridique doit être créé pour rendre le travail à domicile des employés du secteur privé plus intéressant. Pour balayer les incertitudes juridiques, une loi devrait être basée sur les réglementations en vigueur dans les pays voisins.

Le CSV veut soutenir financièrement les familles. Pour Gilles Roth, il faut réindexer les allocations familiales. «Si l'Etat va bien, les familles devraient aussi bien se porter». Il a calculé que neuf tranches indiciaires avaient été versées depuis 2006. Pour un enfant, cela représente un manque à gagner de 46 euros, pour deux enfants, 109 euros et pour trois enfants, 200 euros par mois.

Les familles sont punies

Pour les familles de trois enfants ou plus, le CSV veut créer une «allocation pour familles nombreuses». Il a été prouvé que ces familles sont particulièrement exposées au risque de pauvreté au Luxembourg.

Pour les familles dont le revenu se situe au niveau du revenu d'intégration sociale (Revis), le montant devrait être de 250 euros. Si le revenu est plus élevé, le montant diminue, jusqu'à une valeur minimale de 31 euros. Gilles Roth accuse le gouvernement de s'agripper aux instruments de la crise financière et de punir ainsi les familles.

Il est particulièrement troublé par le niveau de l'impôt de solidarité. Depuis 2013, période de bonne croissance économique, il a fluctué entre sept et neuf pour cent, alors qu'entre 1990 et 2009, il était de 2,5 %. Pourtant, c'est précisément le DP qui s'était enthousiasmé par les augmentations à sept et neuf pour cent. «Claude Meisch, alors président du DP, parlait de grenades fiscales à l'époque», se souvient Roth.

Interrogés, les trois députés n'ont pas pu dire à combien s'élèverait pour l'Etat, le coût de leurs propositions.