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Le CSV a «un plan pour le Luxembourg»
Claude Wiseler, chef de fraction du CSV et tête de liste aux élections législatives d'octobre 2018 (à droite) et Marc Spautz, président du parti chrétien-social, ont un plan pour le Luxembourg.

Le CSV a «un plan pour le Luxembourg»

Claude Wiseler, chef de fraction du CSV et tête de liste aux élections législatives d'octobre 2018 (à droite) et Marc Spautz, président du parti chrétien-social, ont un plan pour le Luxembourg.
Luxembourg 4 min. 19.07.2018

Le CSV a «un plan pour le Luxembourg»

Le CSV dévoile le contenu de son programme électoral par tranches. Pour qu'il n'y en ait pas trop à la fois. Le premier volet concerne la justice, l'innovation et l'efficience.

(Mig - trad. MF) – Ce ne devait pas être un programme électoral commun, ni un assemblage d'idées ou de promesses vides, mais «quelque chose de cohérent», un plan, avec des objectifs et une description des étapes pour y parvenir, comme l'a expliqué Claude Wiseler, tête de liste du CSV pour les élections législatives du 14 octobre 2018, lors de  la présentation de ce premier volet du programme électoral.

Le CSV estime que la bonne situation économique du pays devrait être utilisée pour assurer l'équilibre financier, créer des réserves pour les périodes difficiles, sauvegarder à long terme les systèmes de protection sociale et transformer la forte croissance démographique en une croissance de productivité. Ce sont les principales considérations qui sous-tendent les concepts politiques du programme.

Réforme constitutionnelle et réforme territoriale

Le CSV veut que le pays soit bien préparé pour l'avenir tant sur le plan organisationnel qu'administratif. Cela passe par la réforme constitutionnelle qui sera discutée au cours de la prochaine législature mais aussi par une réforme territoriale, c'est-à-dire une réorganisation des communes. Il avait, par le passé, déjà été question d'une réduction à 60 communes mais le CSV ne veut pas fixer de chiffre précis. L'idée de fusionner n'étant qu'une partie d'un ensemble. «Qu'il y ait finalement 50, 60 ou 70 communes, importe peu», déclare Claude Wiseler.

Les chrétiens-sociaux veulent renforcer les communes, dont les responsabilités se sont accrues au fil des années, «afin qu'elles puissent répondre  techniquement, administrativement et financièrement à ce qui leur est demandé, que ce soit pour le logement, la mobilité, l'éducation, l'accueil des enfants ou la santé», explique Claude Wiseler. Le CSV prévoit une réforme financière qui prendra en compte les domaines de compétence des différentes communes.

Si le CSV revient aux responsabilités gouvernementales au lendemain du 14 octobre, il veut, dès le début de la législature, commencer à discuter avec les communes d'une réorganisation communale. Le but ultime étant la fusion de communes. Mais le CSV veut laisser le temps aux communes de trouver un chemin l'une vers l'autre, jusqu'en 2029.

Les chrétiens-sociaux tendent vers une professionnalisation des communes. Avec des bourgmestres à temps plein. L'autre objectif de cette réforme est d'abolir le double mandat (bourgmestre et député) et de créer une représentation légale des bourgmestres disposant d'une voix décisionnelle pour tout ce qui touche à la politique des communes.

Imposition des personnes privées

Le CSV veut une taxation plus équitable des personnes privées. Raison pour laquelle le parti veut alléger davantage l'imposition des faibles revenus, et du salaire social minimum. Le salaire social minimum devra être ajusté régulièrement à l'évolution générale des salaires au Luxembourg.

Le CSV prévoit aussi d'ajuster régulièrement les barèmes de l'impôt à l'inflation. A l'avenir, on ne sera plus classé dans la classe d'impôt 1a après trois ans, mais au bout de cinq ans seulement. En outre, le CSV promet à travers son programme électoral de rapprocher la classe d'impôts 1a de la classe d'impôts 2.

Afin de mettre un terme à l'abus des «stock-options» - introduites en 2002 par le CSV et redéfinies en 2012 - le parti chrétien-social veut abolir le régime dans sa forme actuelle. Parallèlement le CSV veut créer de nouvelles opportunités qui rendront le Luxembourg intéressant pour les start-up, a déclaré le président du parti, Marc Spautz.

Le CSV dit clairement «non» à l'introduction d'un impôt sur la fortune et d'un impôt sur les successions en ligne directe.

Garantir les pensions

Les chrétiens-sociaux font la promesse que, sous leur houlette, les pensions ne seront pas revues à la baisse. Même s'il faut agir. «Le système de retraite ne peut être financé à long terme», a déclaré Claude Wiseler, se référant aux chiffres de l'Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS), selon lesquels les réserves seront épuisées d'ici 2045. Dans son programme électoral, le CSV annonce une réforme du système des retraites «afin que les promesses faites aujourd'hui puissent être tenues demain».

Plan santé

Le CSV veut améliorer les soins de santé grâce à un plan de santé publique dans lequel les différents domaines - médecine préventive, soins de base, plan hospitalier, médecine ambulatoire et soins gériatriques - sont adaptés les uns aux autres.

Le CSV préconise la création d'une nouvelle assemblée d'experts: le Centre national d'expertise des soins de santé qui aura une vocation consultative en matière de santé. Un Observatoire de la santé recueillera et analysera toutes les données de santé via une carte sanitaire.

Enfin et surtout, le programme électoral contient toute une série de mesures pour résoudre la crise du logement, que les chrétiens-sociaux avaient présentées au cours du récent débat d'orientation sur la construction de logements à la Chambre des députés.

Les volets 2 et 3

Le lundi 13 août, le CSV présentera le deuxième volet de son programme électoral axé sur l'environnement, l'agriculture et l'éducation. Le troisième et dernier volet (politique familiale) doit être présenté le 10 septembre.


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