Changer d'édition

Le CSV a présenté son plan à ses sympathisants
Luxembourg 3 min. 15.09.2018 Cet article est archivé

Le CSV a présenté son plan à ses sympathisants

Le candidat tête de liste du CSV Claude Wiseler lors du congrès du CSV à Dommeldange.

Le CSV a présenté son plan à ses sympathisants

Le candidat tête de liste du CSV Claude Wiseler lors du congrès du CSV à Dommeldange.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 3 min. 15.09.2018 Cet article est archivé

Le CSV a présenté son plan à ses sympathisants

Michèle GANTENBEIN
Michèle GANTENBEIN
Le CSV a tenu son congrès samedi à Dommeldange devant ses membres et sympathisants. Il a présenté son plan pour les 10 prochaines années.

Quatre semaines avant les élections, le CSV a tenu un congrès extraordinaire afin de présenter son "plan"  à ses sympathisants et membres. Le slogan du parti conservateur, visible sur les affiches de campagne est "Mir hunn e Plang fir Lëtzebuerg" ("Nous avons un plan pour le Luxembourg").

Le parti semble prêt à un retour au pouvoir avec Claude Wiseler comme chef du gouvernement: "Nous avons besoin d'un ministre d'Etat avec un esprit clair, une main ferme et une boussole", a déclaré le secrétaire général Laurent Zeimet au début du congrès à Dommeldange, samedi. 

Des centaines de membres et sympathisants du CSV ont assisté au congrès du CSV au Parc Hôtel Alvisse à Dommeldange.
Des centaines de membres et sympathisants du CSV ont assisté au congrès du CSV au Parc Hôtel Alvisse à Dommeldange.
Photo: Guy Jallay

Gonflé à bloc par ses résultats aux élections communales l'an passé, le CSV croit à la poursuite de son succès dans les urnes. "Nous sommes représentés et fermement ancrés dans toutes les communautés", a déclaré Laurent Zeimet. "Aucun parti n'est aussi lié au Luxembourg que le CSV." "Nous pouvons gouverner et nous pouvons le faire mieux que les autres", a-t-il martelé.

Le candidat tête de liste Claude Wiseler est persuadé que le pays a besoin de réformes. La plus grande erreur en politique, selon lui, est de reculer et laisser les choses en l'état, suivre leur cours. "Nous savons tous que notre système de retraite n'est pas sûr à long terme", a-t-il évoqué. Il serait préférable de prendre des mesures en temps voulu alors que les caisses sont pleines, que plus tard, "si nous nous trouvons au pied du mur, car nous devrons alors faire des coupes et appliquer des réformes socialement difficiles". Agir maintenant signifie se donner l'occasion de renoncer aux réductions de retraite et de tenir ses promesses, "mais nous devons cesser de faire de nouvelles promesses que nous ne pouvons pas tenir", a déclaré Wiseler.

La dette publique a continué à augmenter ces dernières années malgré une forte croissance économique, analyse le candidat qui estime cette attitude politique irresponsable. Si le CSV entre au gouvernement, il examinera les comptes afin de vérifier de quelle marge de manoeuvre dispose le futur gouvernement pour appliquer des réformes et rétablira l'équilibre du budget de l'Etat.

Wiseler a également critiqué la politique d'investissement du gouvernement, lequel prétend avoir investi plus que tous les gouvernements auparavant. En outre, il serait plus facile de maintenir les investissements en période de croissance économique qu'en temps de crise, "lorsqu'un budget en baisse nous a poussés à décider quels investissements nous devions faire pour maintenir l'économie", a déclaré Wiseler. "Nous avons fait cela, j'en suis fier, et je ne vais pas donner de leçons de ce gouvernement pour préparer l'avenir de ce pays."

Soutien d'Allemagne

Claude Wiseler sait jouer sur la corde sensible, comme d'autres personnalités politiques. Un jeu auquel Xavier Bettel se prête lui aussi volontiers. "Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas décevoir la confiance que les gens ont en nous et c'est ce qui me motive aujourd'hui et dans les quatre prochaines semaines", a déclaré Claude Wiseler.

La secrétaire générale du CDU Annegret Kramp-Karrenbauer est venue d'Allemagne assister au congrès du CSV.
La secrétaire générale du CDU Annegret Kramp-Karrenbauer est venue d'Allemagne assister au congrès du CSV.
Photo: Guy Jallay

L’ancien Premier ministre et actuelle secrétaire générale de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, arrivée de Sarre, a choisi les bons mots et a su plaire aux Luxembourgeois quand elle a transmis les salutations de la chancelière allemande Angela Merkel et déclaré que voter pour le CSV était important non seulement pour le Luxembourg, mais aussi pour l'Europe.

L'Europe et le Europäische Volkspartei (EVP), auquel le CSV est rattaché, sont confrontés à d'importantes décisions. Car c'est de l'avenir de l'Europe dont il est question, a insisté  Annegret Kramp-Karrenbauer, si l'Europe de la cohésion, de l'ouverture et de la compassion a encore un avenir et si les forces qui défendent cette Europe pourront prévaloir. "Il est important de continuer à lutter pour la suprématie des forces amies de l'Europe.

Marc Spautz, président du parti et principal candidat tête de liste du Sud, a pris la parole à la fin du congrès et a observé que tous les candidats têtes de liste se trouvaient dans le Centre: "Nous devons montrer au Centre que nous sommes de loin le parti le plus fort et que nous avons de loin le meilleur candidat pour devenir ministre d'Etat." Il a également souligné que renforcer le CSV n'était pas utile tant que subsistait la coalition tripartite avait la majorité. L’objectif principal doit donc être que le DP, le LSAP et les Verts perdent leur majorité.


Sur le même sujet