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Le covid-19 n'a guère joué sur la mortalité
Luxembourg 2 min. 12.06.2020

Le covid-19 n'a guère joué sur la mortalité

La semaine la plus fatale aura été celle du 6 au 12 avril.

Le covid-19 n'a guère joué sur la mortalité

La semaine la plus fatale aura été celle du 6 au 12 avril.
Photo : AFP
Luxembourg 2 min. 12.06.2020

Le covid-19 n'a guère joué sur la mortalité

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Depuis le début de l'épidémie au Luxembourg, seul le mois d'avril a enregistré une surmortalité modérée par rapport aux moyennes des années précédentes. Le Statec parle d'une centaine de décès supplémentaires, entre mi-mars et fin avril.

110 décès: tel est le bilan actuel de l'épidémie de covid-19 au Grand-Duché. Et si le pire était redouté, non le coronavirus n'a pas tant que cela joué sur les chiffres des défunts enregistrés dans le pays. Une récente étude du Statec démontre ainsi que le taux de mortalité pour les quatre premiers mois de 2020 se monte à 2.4‰. Un ratio correspondant au taux observé pour la même période en 2019 (pour 2.6‰ en 2018).

Selon les statisticiens, le virus n'a amené à une «surmortalité modérée» qu'en avril, et pas avant. Toutes causes confondues, 397 décès de personnes ayant leur résidence au Luxembourg ont ainsi été enregistrés ce mois-là, donnée supérieure aux tendances de ces dernières années. Une hausse de +21,4% (soit 70 cas) qui, là, est à mettre en lien direct avec les dégâts causés par l'infection pulmonaire au Grand-Duché. «Il faut remonter à avril 1975 pour retrouver un nombre de décès comparable», indique François Peltier qui a analysé les chiffres. 


Le coronavirus circulait au Luxembourg dès février
L'étude Coronastep mise en place par le Luxembourg Institute of Science and Technology (List) a annoncé ce jeudi que les premières traces du covid-19 ont été détectées entre le 12 et le 25 février. Soit près d'un mois avant que le premier décès ne soit officiellement confirmé.

Toutefois, le Luxembourg sortait d'un hiver moins "fatal" que par le passé. Et cela principalement en raison d'une saison sans «véritables épisodes grippaux». Ceci est particulièrement vrai pour le mois de février et la première moitié du mois de mars. Depuis le 9 avril (alors que l’apparition du premier décès dû au covid-19 au Luxembourg est datée du 13 mars 2020), on observe toutefois «un nombre plus élevé de décès cumulés par rapport à l’an dernier, mais toujours inférieur aux décès observés en 2018», notent les spécialistes.

 A analyser le Registre National des Personnes Physiques, le Statec témoigne que la semaine la plus fatale aura été celle du 6 au 12 avril. Pour les autres semaines, il n’existe pas de surmortalité par rapport à la période de référence. La surmortalité observée au Luxembourg est donc «relativement limitée» surtout en comparaison avec certains autres pays européens.

Et l'institut national des statistiques de mettre ce résultat au crédit «des mesures de confinement très strictes ainsi que par le recours de diverses ressources de santé» (mobilisation de la réserve nationale, création de centres de soins avancés, hôpitaux de campagne, distributions de masques), notamment. 


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