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Le confinement a d'abord profité au... papier toilette
Luxembourg 3 min. 27.11.2020

Le confinement a d'abord profité au... papier toilette

Il faut croire que les familles manquaient cruellement de produits ménagers, les ventes ont aussi explosé depuis mars...

Le confinement a d'abord profité au... papier toilette

Il faut croire que les familles manquaient cruellement de produits ménagers, les ventes ont aussi explosé depuis mars...
Getty Images/iStockphoto
Luxembourg 3 min. 27.11.2020

Le confinement a d'abord profité au... papier toilette

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Au-delà de la flambée des ventes de "PQ" le Statec relève bien des changements d'habitudes parmi les consommateurs depuis le début de la crise.

Le premier lockdown venait à peine d'être annoncé, que les supermarchés luxembourgeois étaient pris d'assaut. Cohue dans les allées, bousculade aux caisses et pénurie de papier toilette! Une étude (sérieuse) du Statec vient de confirmer ce rush sur les rouleaux de papier hygiénique. Au point que les analyses reconnaissent désormais ce bien comme «l’un des produits phares du confinement». Plus 130% d'achats en mars 2010 par rapport au même mois de l’année précédente. Et le phénomène ne s'arrête pas là : en avril, juin, août et octobre derniers, là encore, les ventes ont été bien supérieures à celles de l'an passé.


08.10.2020, Baden-Württemberg, Esslingen am Neckar: Eine Frau steht mit Mund- und Nasenschutz auf einem Markt im Stadtteil Oberesslingen hinter einem Schild, das auf den Mundschutz hinweist. Der Landkreis Esslingen als überschreitet als erste Region in Baden-Württemberg die kritische 50er-Corona-Marke. Foto: Sebastian Gollnow/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Le virus affecte le pouvoir d'achat
Que ce soit au Luxembourg ou dans le reste du monde, la pandémie sanitaire a eu un impact sur l’inflation du premier semestre. Au Luxembourg, celle-ci s'élève à 1%, relève l'Observatoire de la formation des prix dans son dernier rapport.

Habituellement, le service de la statistique analyse les passages en caisses afin d'étudier l'évolution des prix (et donc calculer l'inflation et le fameux «index»). Mais cette fois, le Statec a choisi de s'intéresser à ce qui avait rempli le panier de la ménagère et les caddies des ménages depuis le début de la crise covid. Et ainsi de relever un autre boom : la ruée sur les nettoyants ménagers. A peine le virus annoncé au Grand-Duché que les ventes bondissaient, en mars, de 168% par rapport au volume du même mois 2019.  Depuis, elles restent 50% plus hautes qu'il y a un an.

 

La peur de la contagion a aussi eu un effet inattendu sur la vente des thermomètres (+260% en mars). La crainte de l'ennui a profité aux marchands de puzzles (+80% en avril). Enfin, l'angoisse de l'ennui à la maison (ou l'urgence d'occuper les enfants privés d'école) a aussi permis aux ventes de jeux éducatifs et jeux de patience de bondir au printemps, ont noté les statisticiens.

Face à la crise, les consommateurs se sont montrés ''prévoyants''. Achetant beaucoup pour stocker. C'est ainsi que du côté des produits alimentaires, mars a été marqué par une grimpée des achats de 30%. Au début du confinement, «les consommateurs ont acheté des aliments avec une longue durée de conservation» ont remarqué les analystes.

Vive le fait-maison!

Couscous, conserves et  boissons non alcoolisées étaient devenus les priorités des commissions. Idem pour le riz et les pâtes d'ailleurs, dont les volumes achetés en mars étaient le double d'un mois habituel. Et les amateurs de pasta de reprendre le même réflexe, dit du hamster (achat-stockage) en juin alors que les prémices de la reprise virale se faisaient ressentir...


La crise incite les ménages à épargner
Entre mars et septembre 2020, les foyers ont économisé 1,7 milliard d'euros. Selon la Banque centrale du Luxembourg, la part de l'épargne privée atteindrait les 43,5 milliards d'euros.

Au fil des semaines, des mois et plus encore des hauts et des bas des infections, le covid a ainsi bouleversé la consommation, en lien direct avec le changement de mode de vie. En témoigne la hausse des volumes de produits alimentaires achetés ces derniers mois. Farine, huile, sel, épices et herbes culinaires ont également bénéficié de l'engouement des particuliers.

 A cela une raison simple, aux yeux du Statec, «confinés chez eux, sans accès aux restaurants, et, pour la plupart, en télétravail, les consommateurs ont cuisiné davantage à la maison». Et visiblement les ménages ont pris goût aux recettes concoctées à partir d'aliments de base: les plats préparés sont ainsi en pleine déconfiture. Pizzas surgelées et autres «prêts à manger» n'ont jamais été aussi peu appréciés. 

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