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Le Christ Rédempteur arbore la solidarité du Brésil
Luxembourg 19.03.2020 Cet article est archivé

Le Christ Rédempteur arbore la solidarité du Brésil

Le Christ Rédempteur arbore un message de soutien à tous les pays dans leur lutte contre le coronavirus dans la nuit carioca

Le Christ Rédempteur arbore la solidarité du Brésil

Le Christ Rédempteur arbore un message de soutien à tous les pays dans leur lutte contre le coronavirus dans la nuit carioca
Photo: AFP
Luxembourg 19.03.2020 Cet article est archivé

Le Christ Rédempteur arbore la solidarité du Brésil

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Fermée aux touristes depuis mardi en raison de l'état d'urgence décrétée dans l'État de Rio, la colline du Corcovado s'est illuminée mercredi des drapeaux de tous les pays touchés par la propagation du covid-19.

(JFC, avec AFP) - L'état d'urgence déclaré mardi dans l'État de Rio de Janeiro pour une durée initiale de 15 jours a entraîné la fermeture de lieux touristiques emblématiques comme le Pain de Sucre ou le Christ Rédempteur du Corcovado. Rio est, avec la ville de Sao Paulo, l'un des deux foyers principaux de la contamination du coronavirus au Brésil. Ce lockdown n'a pas empêché les autorités de la cité carioca d'illuminer mercredi la statue géante du Christ Rédempteur de tous les drapeaux des pays touchés par le coronavirus dans le monde, ainsi que de messages de soutien et d'espoir.

Muni d'un masque de protection, le président brésilien Jair Bolsonaro a déclaré mercredi que l'expansion de la pandémie de coronavirus était «grave», mais a réitéré qu'il fallait éviter toute «hystérie». «Il faut dire la vérité à la population brésilienne, mais que cette vérité ne dépasse pas les limites de la panique», a affirmé le chef de l'Etat, apparemment soucieux de désamorcer les critiques sur sa gestion de la pandémie, qu'il n'a cessé de minimiser.

Photo: AFP

Jair Bolsonaro a admis que le système de santé du Brésil n'avait «pas les moyens d'accueillir une quantité considérable de personnes infectées». «L'objectif est d'allonger au maximum le délai avec lequel les gens seront atteints par le virus», a-t-il insisté, avant de préciser que le Brésil devait se préparer à «vivre des jours difficiles». 

Paraphrasant le président français Emmanuel Macron, le ministre de la Défense Fernando Azevedo e Silva a évoqué une «guerre» contre un «ennemi invisible». Le ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, a utilisé pour sa part une autre métaphore, expliquant que le Brésil était «au pied d'une montagne» et que «la hauteur de la montagne» dépendrait «du comportement de la population», sommée d'éviter les rassemblements.    

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