Changer d'édition

Le CES prend ses distances avec les sujets trop brûlants
Luxembourg 14.03.2012 Cet article est archivé

Le CES prend ses distances avec les sujets trop brûlants

Le CES prend ses distances avec les sujets trop brûlants

Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 14.03.2012 Cet article est archivé

Le CES prend ses distances avec les sujets trop brûlants

En panne depuis l'été 2010, le Conseil économique et social (CES) "a décidé unanimement de reprendre le travail" et de fonctionner selon un programme trisannuel, a annoncé André Roeltgen, son président. Plutôt que d'être bloqué par des sujets brûlants déjà traités par d'autres institutions, le CES veut apporter une plus-value sur des thèmes d'intérêt stratégique.

En panne depuis l'été 2010, le Conseil économique et social (CES) "a décidé unanimement de reprendre le travail" et de fonctionner selon un programme trisannuel, a annoncé André Roeltgen, son président. Plutôt que d'être bloqué par des sujets brûlants déjà traités par d'autres institutions, le CES veut apporter une plus-value sur des thèmes d'intérêt stratégique.

Voilà la nouvelle ligne de conduite que se sont fixée les 29 représentants patronaux, syndicaux et nommés par le gouvernement qui étaient réunis en assemblée plénière jeudi. Après une "pause créative" de presqu'un an et demi suite au capotage de la Tripartite nationale en 2010, un programme d'activité a été adopté unanimement pour la période 2012-2014.

"C'était devenu toujours plus difficile de discuter sur des sujets qui interféraient avec les discussions qui avaient lieu en d'autres endroits dans le pays comme au sein de la Tripartite ou du Comité permanent du travail et de l'emploi", résume André Roeltgen. Avant de reconnaître qu'au sein du CES, "il n'y avait pas de place pour trouver un consensus. Nous étions plus divisés qu'unis".

Raison pour laquelle le CES a décidé de prendre de la distance par rapport à une actualité politique trop brûlante pour être consensuelle et de se repositionner comme une "table d'avenir" autour de laquelle seront désormais discutés des "sujets d'intérêt stratégique pour le Luxembourg" et qui devraient plus aisément permettre de parler d'une seule voix et de formuler, au final, un avis plus lisible.

Il s'agit de sujets plus prospectifs et "de se faire du souci sur ce qui doit se faire au Luxembourg dans les cinq à dix années à venir", glisse Gary Kneip, vice-président du CES. Pour ce faire, trois commissions ont été créées jeudi pour plancher sur des thèmes précis mais élargis. L'une s'occupera du PIBien-être, la deuxième du logement et la dernière des "perspectives économiques, secteur par secteur dans une approche de durabilité".