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«Le cas du travailleur frontalier» face au covid-19
Luxembourg 05.03.2020 Cet article est archivé

«Le cas du travailleur frontalier» face au covid-19

La simple peur du coronavirus ne suffit pas à se faire accorder des jours de télétravail.

«Le cas du travailleur frontalier» face au covid-19

La simple peur du coronavirus ne suffit pas à se faire accorder des jours de télétravail.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 05.03.2020 Cet article est archivé

«Le cas du travailleur frontalier» face au covid-19

Le gouvernement livre, ce jeudi, une série de conseils aux entreprises du pays afin de gérer au mieux les questions liées au coronavirus. Il propose un volet spécifique dédié aux salariés français, belges et allemands.

(ota) – Les mesures envisagées par le gouvernement face au coronavirus concernent inévitablement la question du flux des 200.000 frontaliers qui viennent travailler chaque jour au Grand-Duché. En la matière la question du télétravail est au centre de l'attention des autorités luxembourgeoises.

Ainsi, le gouvernement rappelle les règles en vigueur et laisse entendre qu'il n'y pas, pour l'instant, de règlement spécial envisagé. Ainsi, le nombre maximal de jours de télétravail prévu par les accords de non-double imposition prévaut. Pour rappel, il se situe à 29 jours pour la France, 24 pour la Belgique et 19 pour l'Allemagne. Cette limite ne constitue toutefois pas une interdiction de travailler dans le pays de résidence et «en principe», elle peut être dépassée, mais dans ce cas, «le salarié frontalier sera imposé dans son pays de résidence pour tous les jours de télétravail prestés», écrivent les autorités grand-ducales.

A noter qu'un travailleur frontalier peut demander à faire du télétravail par crainte du virus. Mais l'employeur n'a aucune obligation de le lui accorder. En revanche, la simple peur du coronavirus ne constitue pas un motif valable pour refuser de se rendre à son lieu de travail par simple crainte de tomber malade.


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Hausse de la population (+24%), du nombre de frontaliers (+32%) ou bien encore des prix de l'immobilier (+56%). Entre 2010 et 2019, le pays aura connu une croissance significative, souligne la Fondation Idea à l'origine d'un exercice de compilation de données. Un rappel chiffré utile pour comprendre les défis de demain.

Dans le cas d'un frontalier mis en quarantaine dans son pays de résidence, celui-ci est censé recevoir un certificat médical d'incapacité de travail ayant la même valeur de protection que celui établi par le Luxembourg. Il s'agit de l'«avis d'interruption de travail» en France, d'un «certificat d'incapacité de travail» côté belge ou d'une «Arbeitsunfähigkeitsbescheinigung» en Allemagne. Evidemment, ce certificat sera accepté par la CNS assure le gouvernement.  


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