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Le carsharing à Luxembourg, ça roule: Déjà 128 utilisateurs de Carloh dans la capitale
En moyenne, un client de Carloh couvre 44 km et dépense 81 euros par mois pour disposer d'une voiture quand il le souhaite.

Le carsharing à Luxembourg, ça roule: Déjà 128 utilisateurs de Carloh dans la capitale

Photo: Maurice Fick
En moyenne, un client de Carloh couvre 44 km et dépense 81 euros par mois pour disposer d'une voiture quand il le souhaite.
Luxembourg 3 min. 27.01.2016

Le carsharing à Luxembourg, ça roule: Déjà 128 utilisateurs de Carloh dans la capitale

Maurice FICK
Maurice FICK
Alors que l'Autofestival bat son plein, de plus en plus d'habitants de Luxembourg se tournent vers l'autopartage. Lancé en octobre, Carloh compte déjà «128 utilisateurs actifs en trois mois» alors que «l'objectif était de 250 clients en un an», se réjouit Patrick Hein. Le directeur de Carsharing Luxembourg s.a. prévoit d'implanter de nouvelles stations à Gasperich et au Kirchberg en 2016.

Par Maurice Fick

Alors que l'Autofestival bat son plein, de plus en plus d'habitants de Luxembourg se tournent vers l'autopartage. Lancé en octobre, Carloh compte déjà «128 utilisateurs actifs en trois mois» alors que «l'objectif était de 250 clients en un an», se réjouit Patrick Hein. Le directeur de Carsharing Luxembourg s.a. prévoit déjà d'implanter de nouvelles stations à Gasperich et au Kirchberg en 2016.

Pour le lancement d'une «start up» -détenue à 97% par la Ville de Luxembourg- «c'est pas mal du tout! D'autant qu'on n'a pas fait de pub», glisse Patrick Hein.

L'idée de disposer d'une voiture en quelques clics, juste au moment où on en a besoin et de ne plus s'en soucier le reste du temps, avait déjà ses adeptes à Luxembourg. M. Hein en veut pour preuve, le «pic» de 75 abonnements souscrits au cours des six semaines qui ont suivi le lancement de Carloh: «Ce sont des gens qui attendaient ce service de pied ferme».

Impossible de définir le profil-type de l'utilisateur d'une voiture partagée mais fait est qu'il est plutôt jeune puisque 38% des utilisateurs ont aujourd'hui entre 26 et 35 ans et 25% ont entre 36 et 45 ans. Environ 6% ont moins de 25 ans et 10% seulement ont plus de 56 ans.

Traditionnellement, les Luxembourgeois sont plus attachés à leur véhicule et moins enclin à l'autopartage: «Théoriquement. Et c'est ce que nous pensions. Mais c'est faux! Les Luxembourgeois ne sont pas moins attirés par le carsharing que la communauté étrangère», note Patrick Hein. Il fait remarquer que «les nouvelles générations fonctionnent autrement».

Ses statistiques sont claires et épousent de près celles de la population qui vit en ville: 33% des clients de Carloh sont luxembourgeois et 67% sont non-luxembourgeois.

Comment et pourquoi utilisent-ils l'autopartage?

En moyenne, les Volkswagen Polo ou Opel Meriva du parc sont louées durant 5 h 51 minutes. C'est évidemment une moyenne puisqu'«on a des gens qui prennent une voiture pour 3, 4 heures ou pour 1 jour, voire 1,5 jour», explique Patrick Hein. Reste que ce temps d'utilisation moyen est très nettement supérieur à celui mesuré en Allemagne (4 heures en moyenne) ou en Belgique (aux 4 h 30 en moyenne), par exemple. «Peut-être ont-ils un autre pouvoir d'achat?», s'interroge le manager.

Patrick Hein: «L'idée est de passer à 18 voitures cette année». Actuellement le parc de Carloh en compte dix.
Patrick Hein: «L'idée est de passer à 18 voitures cette année». Actuellement le parc de Carloh en compte dix.
Photo: Maurice Fick

Il a calculé qu'en moyenne, un client de Carloh couvre 44 km et dépense 81 euros par mois. Les raisons les plus diverses se bousculent pour recourir à ce type d'utilisation de la voiture. A commencer par «faire en une fois par semaine les grosses courses à Auchan, faire du shopping à Metz, Trèves ou Arlon».

Il y a les clients qui s'en servent pour «se rendre à un entretien d'embauche», «des freelance qui travaillent à Luxembourg, y viennent en train, mais qui doivent se rendre à Mersch ou Echternach». Et puis, le carsharing peut être une solution de secours: «Nous avions un client qui l'a utilisé pendant trois mois, il avait fait un accident avec sa voiture.» Si l'abonnement est d'au mois un mois, il n'a pas de durée maximale et peut être résilié à tout moment.

Un peu plus de trois mois après l'ouverture des cinq premières stations, le taux d'utilisation des dix voitures en circulation sur une journée «se situe entre 20 et 25%».

Les trois stations du "Klenge Knuedler", de la gare (rue Bender) et de Bonnevoie (rue Jean-François Gangler) sont les plus prisées. Vu la politique de la Ville de Luxembourg de proposer un service de carsharing dans ses quartiers les plus densément peuplés et la demande réelle qui se fait entendre au Kirchberg et à Gasperich, «on va ouvrir une station au coeur de Gasperich et deux stations au Kirchberg au courant de cette année. L'idée est de passer à 18 voitures cette année», avance M. Hein.


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Dans chacune des 5 stations Carloh (ici celle du «klenge Knuedler», rue Notre-Dame), l'abonné a accès à une Volkswagen Polo ou à une Opel Meriva.
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