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Le budget 2022 est adopté
Luxembourg 2 min. 16.12.2021
Politique

Le budget 2022 est adopté

Lors du débat à la Chambre, Pierre Gramegna a notamment indiqué qu'il ne s'attendait pas à ce que le taux d'inflation redescende bientôt.
Politique

Le budget 2022 est adopté

Lors du débat à la Chambre, Pierre Gramegna a notamment indiqué qu'il ne s'attendait pas à ce que le taux d'inflation redescende bientôt.
Photo : Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 16.12.2021
Politique

Le budget 2022 est adopté

Le Parlement a adopté le budget pour l'année 2022 avec les voix du DP, du LSAP et des Verts. L'opposition a voté contre.

(S.MN. avec Danielle SCHUMACHER) «Cela fait partie des règles du jeu de tout débat budgétaire que l'opposition rejette le budget», a déclaré jeudi le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) dans sa prise de position sur les débats budgétaires à la Chambre. Le vote concernant le budget a donc eu lieu ce jeudi : les députés du DP, du LSAP et des Verts ont voté en faveur de la loi budgétaire, l'opposition a voté contre - en bloc.


14.12.2021 Chambre des députés , Abgeordnetenkammer , Vorstellung Budgetbericht Daniel Biancalana , Budget , Foto : Marc Wilwert / Luxemburger Wort
Dan Biancalana apprécie le caractère «social» du budget
Ce mercredi, au tour des députés de débattre sur la justesse des choix du dernier budget signé par Pierre Gramegna. Hier, avant le ministre des Finances, le rapporteur Dan Biancalana a analysé les orientations retenues pour 2022.

Le budget de l'année prochaine prévoit des dépenses de 22,21 milliards d'euros. Les recettes s'élèvent à 21,88 milliards d'euros, soit un déficit de 330 millions d'euros. La dette publique s'élève à 26,6% du PIB. Avant que les députés ne passent au vote, le ministre des Finances est revenu sur les reproches de l'opposition. Il regrette que la grande réforme fiscale annoncée, y compris l'individualisation, ne soit plus réalisable au cours de cette législature, a déclaré Gramegna.

L'homme politique a régulièrement fait référence aux dépenses élevées liées à la pandémie. Des allègements fiscaux ne sont donc pas possibles, et sans allègements, une réforme fiscale n'a aucun sens. A titre de comparaison, la réforme fiscale de 2017, que Gramegna a défendue comme «juste et sociale», a coûté à l'Etat environ 400 à 500 millions d'euros. 

En outre, cette réforme a conduit à un équilibre «plus juste» en matière d'imposition du travail et du capital. Le ministre des Finances s'est également prononcé contre l'adaptation du barème fiscal demandée par l'opposition : «si nous le faisions, les bas salaires seraient pénalisés», a-t-il justifié. Il estime qu'un relèvement du seuil de ce que l'on appelle «l'acte bon marché» n'est pas une bonne idée. D'une part, une augmentation de 10.000 euros coûterait 90 millions d'euros. D'autre part, elle pousserait les prix de l'immobilier à la hausse. 

Vers une hausse de l'inflation

L'inflation a également été évoquée à plusieurs reprises dans le cadre du débat budgétaire. Gramegna ne s'attend pas à ce que le taux d'inflation redescende bientôt. Il craint au contraire que l'inflation se maintienne à un niveau élevé. «Le ministre des Finances a expliqué qu'il s'agissait là d'une conséquence de l'augmentation des prix de l'énergie et qu'il fallait donc adapter l'indice à un rythme plus rapide.»

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