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Le bras de fer continue dans l'affaire Schleck
Luxembourg 2 min. 19.12.2019 Cet article est archivé

Le bras de fer continue dans l'affaire Schleck

Le bras de fer continue dans l'affaire Schleck

Photo: Steve Eastwood
Luxembourg 2 min. 19.12.2019 Cet article est archivé

Le bras de fer continue dans l'affaire Schleck

Le Syndicat Professionnel de la Force Publique démonte les arguments du général Duschène. L'objectif pour l'état-major, estime le syndicat, «était uniquement de bouger de son poste au BIA» l'adjudant-chef Schleck, à cause de son engagement syndical.

(MF) – Après la mise au point du général Duschène qui assurait le 11 décembre [en exclusivité sur wort.lu] ne pas avoir muté d'office l'adjudant-chef Schleck en raison de son activisme syndical, le Syndicat Professionnel de la Force Publique (SPFP) contre-attaque, sans détour. 


Le général Duschène contre-attaque
Trois semaines après le déclenchement de l'affaire Schleck, le chef d'état-major réplique pour la première fois et assure qu'il n'a pas muté d'office l'adjudant-chef en raison de son activisme syndical. Un poste lui a été proposé ce mercredi. Christian Schleck a huit jours pour se prononcer.

Christian Schleck, le président du Syndicat Professionnel de l'Armée Luxembourgeoise (SPAL) «a uniquement manifesté son désaccord le plus exprès et ferme pour la désaffectation de son poste au Bureau d'Information de l'Armée (BIA) alors qu'il sait dès le départ que c'est fait à cause de la gêne provenant de son très fort engagement syndicaliste», martèle le SPFP. 

Pour le syndicat, qui avait demandé le limogeage du général, pas besoin de tourner autour du pot: «L'objectif pour l'état-major était uniquement de bouger M. Schleck de son poste au BIA coûte que coûte et rien d'autre».  

Sortez les preuves 

Reste la question des documents que l'adjudant-chef, aujourd'hui dans la tourmente, aurait signés pour donner son accord avec les mutations proposées. Si le SPFP assure que toutes les affirmations de Christian Schleck «peuvent être prouvées par des écrits», en revanche, «aucune affirmation faite par le chef d'état-major (...) ne peut être prouvée à l'aide d'un seul document quelconque.  Ces documents n'existent tout simplement pas». Ce que Romain Wolff, président de la CGFP avait déjà mis en doute publiquement.


 Parc Hotel Alvisse. PK SPFP - Toute la vérité dans la causa SCHLECK. Photo: Steve Eastwood
«Le chef d'état-major doit être limogé»
Le Syndicat Professionnel de la Force Publique (SPFP) réclame le limogeage du général Duschène pour avoir menti dans l'affaire Schleck. L'adjudant-chef n'aurait jamais signé un document pour accepter une mutation au sein de l'armée. Il se retrouve muselé de fait.

Le communiqué du SPFP révèle que mardi 17 décembre, l'adjudant-chef Schleck a fait signifier une sommation au chef d'état-major afin de voir rendre publics les documents «auxquels il a fait référence à de multiples reprises pour discréditer M. Schleck». A défaut d'une réponse endéans sept jours de la part du général, «une deuxième sommation sera adressée à Monsieur le Ministre délégué à la Défense avec la même demande». 


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