Changer d'édition

Le bien-être ne suit pas la croissance des revenus
Luxembourg 20.01.2020

Le bien-être ne suit pas la croissance des revenus

L'argent ne fait pas nécessairement le bonheur. C'est statistique!

Le bien-être ne suit pas la croissance des revenus

L'argent ne fait pas nécessairement le bonheur. C'est statistique!
Photo: Shutterstock
Luxembourg 20.01.2020

Le bien-être ne suit pas la croissance des revenus

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Au Luxembourg, le bonheur ne croît pas en fonction de la hausse du niveau de vie. Une étude menée sur le sujet par le Statec démontre ce qui ressemble de prime abord à un paradoxe.

L'argent ne fait pas le bonheur et le bien-être ne se mesure pas au PIB. Ainsi au Luxembourg, si l'économie connaît une croissance presque ininterrompue depuis quatre décennies, la proportion de résidents se déclarant satisfaits de leur vie reste inchangée. Ce constat est le fruit d'une étude menée par le Statec. Il porte un nom: le paradoxe d'Easterlin.

Ainsi, l'Institut de statistiques luxembourgeois établit que si le revenu national brut par habitant a progressé de 60.600 euros en 2016 à 63.500 euros en 2018, parallèlement le score moyen du bien-être subjectif, appelé le PIBien-être, stagne à 7,5. Une norme établie en prenant en considération onze critères, dont le revenu et le patrimoine bien sûr, mais aussi l'emploi, le logement, la santé, l'équilibre vie professionnelle - vie privée, les liens sociaux, l'environnement ou encore la sécurité physique.


Le bien-être ne se mesure pas au PIB
L'argent ne fait pas le bonheur et le bien-être ne se mesure pas au PIB. Aujourd'hui, pour tenter d'évaluer la qualité de vie des habitants, il faut donc dépasser les indicateurs traditionnels comme le PIB. Au Luxembourg, le bonheur des citoyens passe ainsi par leurs revenus mais le pays a du pain sur la planche pour satisfaire ses habitants en matière d'éducation et d'engagement dans la société.

Les auteurs de l'étude soutiennent que l'on peut s'attendre à «une augmentation du bien-être lorsque la croissance économique est associée à une faible inégalité des revenus, un faible chômage et un État providence généreux.» Par ailleurs, ces mêmes auteurs dégagent des pistes visant à favoriser un bien-être durable, telles que la mise en place d'espaces verts, de zones piétonnes et de pistes cyclables, la mise à disposition de transports publics de bonne qualité ou l'amélioration des conditions de la marche à pied dans les quartiers.

De quoi fournir une source d'inspiration à la classe politique, puisque cette question du décalage entre la croissance économique et la qualité de vie des gens fera l'objet d'un débat mardi en séance publique de la Chambre des députés.


Sur le même sujet

Le PIB a progressé de 3% en un an
Le Produit Intérieur Brut (PIB) du pays pour le troisième trimestre 2019 a progressé par rapport à 2028 selon les chiffres publiés ce vendredi par le Statec.
Gemeinde kauft Haus in der Rue Syr
Le bien-être ne se mesure pas au PIB
L'argent ne fait pas le bonheur et le bien-être ne se mesure pas au PIB. Aujourd'hui, pour tenter d'évaluer la qualité de vie des habitants, il faut donc dépasser les indicateurs traditionnels comme le PIB. Au Luxembourg, le bonheur des citoyens passe ainsi par leurs revenus mais le pays a du pain sur la planche pour satisfaire ses habitants en matière d'éducation et d'engagement dans la société.