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Le bien-être ne se mesure pas au PIB
Luxembourg 2 min. 14.03.2012 Cet article est archivé

Le bien-être ne se mesure pas au PIB

Le bien-être ne se mesure pas au PIB

Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 14.03.2012 Cet article est archivé

Le bien-être ne se mesure pas au PIB

L'argent ne fait pas le bonheur et le bien-être ne se mesure pas au PIB. Aujourd'hui, pour tenter d'évaluer la qualité de vie des habitants, il faut donc dépasser les indicateurs traditionnels comme le PIB. Au Luxembourg, le bonheur des citoyens passe ainsi par leurs revenus mais le pays a du pain sur la planche pour satisfaire ses habitants en matière d'éducation et d'engagement dans la société.

L'argent ne fait pas le bonheur et le bien-être ne se mesure pas au PIB. Aujourd'hui, pour tenter d'évaluer la qualité de vie des habitants, il faut donc dépasser les indicateurs traditionnels comme le PIB. Au Luxembourg, le bonheur des citoyens passe ainsi par leurs revenus mais le pays a du pain sur la planche pour satisfaire ses habitants en matière d'éducation et d'engagement dans la société.

Des membres de l'OCDE, du Conseil économique et social (CES) et du Conseil supérieur pour un développement durable (CSDD) étaient réunis mercredi à Luxembourg afin de s'interroger sur la mesure du bien-être. Tous sont d'avis que pour ce faire, il faut aller au-delà du PIB, "qui reste une mesure clé de l'économie pour calculer la productivité et la compétitivité par exemple. Mais ce n'est pas une mesure du bien-être", explique Martine Durand, chef statisticien et directrice de la direction des statistiques de l'OCDE.

France, Japon, Australie, Italie, Espagne, Allemagne, Danemark et bien sûr Luxembourg: une prise de conscience de cette réalité est en cours au niveau mondial et "le travail de l'OCDE consiste à mesurer ce qui compte le plus dans la vie des gens", souligne Mme Durand. Focalisée sur les ménages, l'OCDE s'intéresse donc d'une part à la qualité de vie des citoyens (santé, réseau social, sentiment de sécurité, engagement au sein de la société) et à leurs conditions matérielles (revenus, travail, logement).

Le bonheur, une perception individuelle qui n'est pas mesurable

Onze dimensions ont été définies et il en ressort qu'aucun pays n'est parfait, même si l'Australie et le Canada semblent tout de même tirer leur épingle du jeu. Les jeunes estiment que ce sont avant tout les revenus, l'emploi et l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale qui contribuent au bonheur.

Les forces et faiblesses diffèrent selon les Etats et au Luxembourg, ce sont surtout les revenus qui contribuent au bonheur des citoyens. Et alors que le nombre de délits est faible dans les pays de l'OCDE, la moitié des résidants luxembourgeois témoignent d'un sentiment d'insécurité.

Serge Allegrezza, coprésident du groupe conjoint CES-CSDD sur le PIBien-être, avoue que le pays manque de données concernant le logement. Mais le Luxembourg travaille depuis 2010 sur l'évaluation du bien-être et a déjà rédigé un premier rapport technique, en cours d'actualisation. Le sujet est cependant très complexe puisque "le bonheur est une perception individuelle qui n'est pas mesurable".