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Le bien-être au travail fait consensus à la Chambre
Luxembourg 2 min. 14.02.2020 Cet article est archivé

Le bien-être au travail fait consensus à la Chambre

Le bien-être au travail fait consensus à la Chambre

Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 14.02.2020 Cet article est archivé

Le bien-être au travail fait consensus à la Chambre

Maurice FICK
Maurice FICK
Promouvoir le télétravail, les espaces de coworking et le droit à la déconnexion. Les députés ont très largement voté en faveur d'une motion pour améliorer le mieux-être au bureau. Le ministre du Travail promet un premier texte pour la loi anti-mobbing.

L'exposition au harcèlement professionnel est «un facteur de stress social grave» et le phénomène est nettement en hausse ces dernières années au Luxembourg. Tout comme le nombre de salariés qui ont des difficultés à concilier job et vie familiale. En 2014, ils étaient 30% à le reconnaître, l'an passé 43%. Un niveau jamais atteint.


La vie professionnelle prend le pas sur le privé
43% des salariés reconnaissent avoir des difficultés pour concilier leur job et la vie en dehors de l'entreprise. Un chiffre record mis en avant par une récente étude de la Chambre des salariés. Et une femme sur deux souffre de cette situation.

Suite à l'interpellation du gouvernement par leur collègue Marc Spautz (CSV) sur la question cruciale du bien-être au travail, tous les députés venus au pupitre de la Chambre ont évoqué ces phénomènes et bien d'autres qui peuvent plomber le quotidien d'un salarié. A fortiori dans le contexte global de la digitalisation. 

Mais tous se sont entendus pour reconnaître que «les hommes ne sont pas des machines qui peuvent constamment travailler au même rythme», comme l'a dit Georges Engel (LSAP), et souscrire à la déclaration de Carole Hartmann (DP) selon laquelle «si les gens vont bien, l'entreprise va bien».

Loi anti-mobbing à venir

Les députés ont largement avalisé la motion d'interpellation par 58 voix pour et deux abstentions de la part des deux députés déi Lénk. Via cet appel, les parlementaires demandent au gouvernement Bettel-Bausch-Kersch de s'investir dans la promotion du bien-être au travail à tous les niveaux et de  promouvoir concrètement le télétravail et les espaces de coworking.


Se déconnecter de son travail, durant ses congés ou ses loisirs devrait être un droit.
Le droit à la déconnexion attend sa loi
Nombre d'employés ont un fil à la patte digital avec leur fonction en dehors de leur temps de travail. Pour la Chambre des Salariés, le droit à la déconnexion mérite une loi contraignante. Le ministre du Travail pense autrement.

Parmi les treize requêtes figure la demande de renforcer la sécurité au travail «en mettant à disposition de l'Inspection du travail et des mines (ITM) des moyens supplémentaires à des fins de contrôle», de prévoir des dispositions spécifiques pour le droit à la déconnexion ou encore d'étudier la possibilité de «rendre les allocations de chômage accessibles aux personnes qui ont démissionné de leur poste de travail, tout en prévenant les abus».

Le gouvernement doit aussi entamer des travaux afin d'adopter une loi anti-mobbing et adapter la législation en matière de maladies professionnelles comme le burn-out. A quoi, le ministre du Travail (LSAP), Dan Kersch a répondu que ce serait encore le cas cette année. Comme stipulé dans la convention qui lie le ministère à l'asbl Mobbing, cette dernière doit préparer une proposition.


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