Changer d'édition

Suite des inondations

Le barrage de Vianden voit affluer les débris

22.07.2021

En aval de l'Our, la retenue de la station hydroélectrique est envahie par des monceaux de déchets arrachés par le courant de la rivière. Des débris à retirer sous peine d'endommager l'installation.

(pj avec Jean-Philippe SCHMIT) L'Our n'a pas fait que gonfler inconsidérément avec les pluies diluviennes de la semaine dernière. La rivière a charrié depuis sept jours des tonnes et des tonnes de déchets divers, emportés par les eaux. Enfin, ça, c'est la situation en amont. Car en aval, cela se traduit par un flot de débris en tous genres se retrouvant désormais bloqués à hauteur de la retenue de Lohmüle. Voilà donc le barrage de Vianden encombré par de vieilles bouteilles de gaz, des centaines de planches de bois, des morceaux de caravane, des décorations de jardin que les crues ont prises avec elle.


Polémique autour des barrages en Wallonie
Riverains, scientifiques et bourgmestres estiment que les inondations meurtrières sont le résultat d’une énorme erreur de gestion.

Autant de résidus venus du Luxembourg comme de l'Allemagne voisine. «On a d'ailleurs retrouvé des pièces qui venaient certainement d'un camping de Gemünd, une commune allemande à une dizaine de kilomètres d'ici», témoigne Lux Reinig, directeur d'exploitation du site géré par la Société électrique de l'Our. Pour dégager tout cela, la SEO a dû mettre en service une grue qui vient plonger son godet pour débarrasser les eaux de tous ces encombrants. Un bateau draguant les eaux en surface.

Il faudra sans doute deux à trois semaines de travail pour qu'enfin la surface retrouve son allure normale. Et déjà Luc Reinig estime à quelque 100.000 euros le coût de ce nettoyage XXL mais indispensable si la CEO souhaite maintenir sa production. En effet, les trop gros morceaux pourraient venir endommager ou boucher les installations si elles venaient à pénétrer dans les canalisations en lien avec les turbines. Il faudrait alors envoyer des plongeurs pour désengorger ou réparer le système, opération dont le coût serait autrement plus élevé.


Die Hochwasserschutzmauer in Ingeldorf am Dienstag. In dem Dorf an der Suaer gab es sehr wenig Schaden.  Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort
Les murs de protection ont évité «la catastrophe»
Si certaines communes ont subi de plein fouet les intempéries des 14 et 15 juillet, d'autres comme Erpeldange-sur-Sûre ont été épargnées grâce à des structures anti-crues. Explications.

Une centaine de camions devraient être remplis des débris des inondations dans les jours à venir. Des poids lourds qui prendront la route alors pour l'incinérateur du SIDOR, à Leudelange. Un site qui a vu doubler les apports de déchets venus de tout le pays depuis vendredi dernier. Avec plus d'un millier de tonnes de matières diverses traitées chaque jour actuellement. Les déchets pouvant être recyclés fileront vers le Fridhaff.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.

Sur le même sujet

Parmi les communes les plus touchées par les récentes inondations, Vianden figure en haut de liste. L'impressionnante montée de l'Our, dans la nuit de mercredi à jeudi, n'a laissé aucune chance aux riverains. Maintenant, place au nettoyage et aux souvenirs.
D'Ettelbruck à Echternach, les crues ont quasiment immergé la Nordstad. Les dégâts matériels sont considérables, et certaines communes ont dû être évacuées, même temporairement.
Lokales,Hocvhwasser,Überschwemmung Echternach.Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort