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Le barbecue plus cher cet été?
Luxembourg 2 min. 26.06.2019 Cet article est archivé

Le barbecue plus cher cet été?

Le barbecue plus cher cet été?

Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 26.06.2019 Cet article est archivé

Le barbecue plus cher cet été?

Marc AUXENFANTS
Marc AUXENFANTS
En hausse depuis mars dernier, les prix du porc continueront à s’envoler dans les prochains mois au Luxembourg, indique le Statec ce mercredi.

La faute à l’Afrique et à la Chine? Les prix de la viande porcine devraient poursuivre leur envolée au Grand-Duché, estime le Statec dans sa note de conjoncture publiée ce mercredi. Le document observe en effet que l'Empire du Milieu «devrait voir sa production de viande de porc s’écrouler de 20% en 2019», suite à la peste porcine africaine. 

Avec comme conséquence une répercussion directe sur les prix en Europe. Pour satisfaire sa propre consommation de viande porcine - qui couvre près de 50% de la demande mondiale -, le pays a en effet décidé d’accroître ses importations en provenance d'Europe notamment. 

Sur le Vieux Continent, l’impact de la hausse de la demande chinoise se fait déjà sentir sur les prix du porc: entre mars et avril 2019, «la viande de porc s’est renchérie de quelque 4% avec des hausses allant jusqu’à 15% pour des pays directement atteints par la peste porcine tels que la Pologne», note le Statec. 

17%de hausse

Au Grand-Duché, les prix ont également augmenté de 2% depuis mars dernier, et de 3,7% sur un an, indique l’institut luxembourgeois de la statistique et des études économiques. Pour ce dernier, la tendance devrait se poursuivre: «Selon les données du Service d’économie rurale, les prix à l’abattage ont même grimpé de 17% entre mars et avril au Grand-Duché, ce qui pointe vers des hausses supplémentaires sur les prochains mois», prévoit-il. 

Les prix à l’abattage du porc ont grimpé de 17% entre mars et avril au Grand-Duché, selon les Services d'économie rurale.
Les prix à l’abattage du porc ont grimpé de 17% entre mars et avril au Grand-Duché, selon les Services d'économie rurale.
Photo: Shutterstock

Quel sera l'impact direct de cette hausse sur l'inflation? Pour Cathy Schmit, spécialiste au Statec des questions de conjoncture, la part de la viande de porc dans le panier total de la ménagère est négligeable: 1%. «Les changements du prix du pétrole ont un effet beaucoup plus impactant», explique-t-elle. Donc pas de hausse de l'index en vue, grâce au porc, dans les mois à venir.

Une mauvaise nouvelle pour les fans toutefois: le barbecue risque d'être plus cher cet été. Selon Cathy Schmit en effet, il faut environ quatre mois pour que les prix à l'abattage de la viande de porc se répercutent sur ceux à la consommation, en boucherie ou en grande surface. Pour les produits transformés que sont le jambon et les saucisses, le contrecoup survient un mois plus tard. Avec l'augmentation de 17% enregistrée dans les abattoirs du pays en mars-avril, on devrait s'attendre à une hausse des prix de la charcuterie et des saucisses dès les mois d'août-septembre. Seule inconnue: le niveau de répercussion de cette hausse sur les prix finals. 





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