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La Ville de Luxembourg planche sur l'offre Airbnb

La Ville de Luxembourg planche sur l'offre Airbnb

Photo: dpa
Luxembourg 13.06.2019

La Ville de Luxembourg planche sur l'offre Airbnb

Maurice FICK
Maurice FICK
Avant de taxer la location de logements privés comme la commune de Mamer, la Ville de Luxembourg entend «analyser les chiffres de Airbnb» et «faire une analyse sérieuse des besoins», explique l'échevin Patrick Goldschmidt.

Une taxe de séjour de «3%, ce n'est pas beaucoup. Pour une nuit à 50 euros, cela équivaut à 1,50 euro. L'objectif n'est pas d'alimenter les caisses de la commune, mais de vérifier que l'activité de location privée soit conforme au plan de développement général de la commune», expliquait fin mai, Gilles Roth, le bourgmestre.


En mai, le site Airbnb proposait une douzaine d’offres de logement dans la commune de Mamer.
Bientôt une taxe Airbnb à Mamer
En prélevant dès juillet prochain 3% sur chaque séjour, Gilles Roth, le bourgmestre de la commune luxembourgeoise, entend contrôler l'activité de location de logements privés dans les zones à vocation résidentielle.

Dès juillet, Mamer sera la première commune luxembourgeoise à taxer les locations Airbnb. Toute proche de la capitale, Mamer proposait une douzaine d'offres via la plateforme mondiale. A Luxembourg intra-muros, Airbnb propose en cette mi-juin 156 chambres et appartements à louer pour une courte durée.

Leur taxation interroge l'hôtellerie luxembourgeoise mais aussi les édiles de la Ville de Luxembourg qui, depuis la décision de Mamer, planchent à nouveau sur le sujet Airbnb. Sa plateforme de paiements à l'échelle mondiale est déployée à partir de la Cloche d'Or.

Offre hôtelière déficitaire

La Ville est moins empressée dans l'immédiat de taxer cette activité que «d'analyser les chiffres d'Airbnb sur le marché afin de voir s'il y a une concurrence déloyale ou non par rapport aux hôteliers», résume Patrick Goldschmidt. L'échevin de Luxembourg-Ville sait que le sujet des locations de logements privés «va bien au-delà de la taxe» et veut «faire une analyse sérieuse des besoins» dans la ville.


Atrium du siège mondial d'Airbnb à San Francisco
Gramegna hôte d'Airbnb
Lors d'une mission en Californie axée sur la promotion du Fintech luxembourgeois, Pierre Gramegna a notamment rencontré ce mardi le géant de l'économie du partage dans le secteur de l'hospitalité. L'occasion de parler de la plateforme de paiements à l'échelle mondiale que ce dernier déploie à partir de la Cloche d'Or.

D'autant que le paysage de l'offre est marqué par deux phénomènes. «Il nous manque des chambres d'hôtel en ville. Même si nous avions un millier de lits supplémentaires ça ne suffirait pas», assure Patrick Goldschmidt. Phénomène plus récent, notamment dans les quartiers de Gasperich et Cessange, selon l'échevin, une tendance accrue des bailleurs à offrir des logements en colocation