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La vaccination dès 5 ans recommandée au Luxembourg
Luxembourg 4 min. 12.01.2022 Cet article est archivé
Lutte contre le covid-19

La vaccination dès 5 ans recommandée au Luxembourg

Actuellement au Grand-Duché, les 5-11 ans représentent un peu plus de 10% des infections covid actives.
Lutte contre le covid-19

La vaccination dès 5 ans recommandée au Luxembourg

Actuellement au Grand-Duché, les 5-11 ans représentent un peu plus de 10% des infections covid actives.
Peter Kneffel/dpa
Luxembourg 4 min. 12.01.2022 Cet article est archivé
Lutte contre le covid-19

La vaccination dès 5 ans recommandée au Luxembourg

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le Conseil supérieur des maladies infectieuses se dit favorable à un schéma vaccinal à deux doses pour les jeunes de moins de 12 ans au Grand-Duché. Avec une priorisation pour les petits vulnérables ou en contact avec des personnes fragiles.

Jusqu'à présent, le Luxembourg n'a reçu ''que'' 18.000 doses de la formule pédiatrique du vaccin retenu pour protéger les adolescents de l'épidémie covid. Mais peut-être que dans les jours à venir, le gouvernement va-t-il redemander quelques milliers de flacons en plus au laboratoire Pfizer/BioNTech. En effet, la vaccination des 5-11 ans du pays devient une thèse envisageable, le Conseil supérieur des maladies infectieuses n'ayant pas marqué d'opposition à cette nouvelle étape dans l'édification du «bouclier sanitaire».


Débuts poussifs de la vaccination des enfants en France
La vaccination des enfants en France peine à démarrer. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce démarrage poussif.

Ainsi, treize mois après les premières injections anti-covid au Grand-Duché, les membres du CSMI recommandent cette solution. Tout comme ils l'avaient fait pour les 12-18 ans, en juin dernier déjà, les Sages préconisent de donner une priorité à l'accès aux petits qui présenteraient des formes laissant craindre pour leur santé une éventuelle infection.

Une priorité qu'il conviendrait aussi d'offrir aux moins de 12 ans qui vivraient au contact d'un senior ou d'une personne à la santé fragile à qui garçons et filles pourraient facilement transmettre le virus à l'origine de 930 décès au Luxembourg depuis mars 2020.

Pour justifier cet abaissement de l'âge d'accès au sérum préventif, le Conseil se base non seulement sur l'agrément de l'Agence européenne des médicaments (qui valide la vaccination des 5-11 ans) mais aussi sur le fait que les jeunes habitants s'avèrent être la population, actuellement, parmi laquelle le coronavirus (et notamment le variant Omicron) circule vite et fortement. Un fait souligné dans le dernier rapport hebdomadaire du ministère de la Santé qui indiquait que, du 27 décembre au 2 janvier dernier, le taux d'incidence du covid avait progressé de 37% en une semaine parmi les 0-14 ans.


Children 12-15 years old receive a Pfizer-BioNTech Covid-19 vaccine booster at Hartford Hospital in Hartford, Connecticut on January 6, 2022. (Photo by Joseph Prezioso / AFP)
La dose de rappel s'ouvre aux adolescents
Au-delà de donner son feu vert à la vaccination «booster» pour les 12 à 17 ans, Xavier Bettel a également annoncé que le délai pour recevoir cette dose complémentaire serait raccourci.

Certes, reconnait le CSMI, les données montrent que l’infection au SARS-CoV-2 chez les plus jeunes est très différente de celle de l’adulte, «enfants et adolescents étant le plus souvent peu symptomatiques». Les infections graves chez l’enfant restant même, de l'avis des scientifiques luxembourgeois «exceptionnelles». Autrement dit les 1-10 ans «semblent avoir le moindre risque d’hospitalisation, de complication et de décès». Ainsi depuis le début de la pandémie, sur 17.512 garçons et filles de 0 à 14 ans covid+ dépistés au Luxembourg, six enfants seulement ont été hospitalisés aux soins intensifs. Soit 0,0348% des enfants infectés...

Pas question cependant de jouer avec le feu, et risquer de voir les infections progresser à un rythme tel que le système hospitalier ne pourrait plus faire face. On n'en est pas là encore avec 65 patients covid+ pris en charge en soins normaux ou intensifs au Grand-Duché, contre plus de 220 en décembre 2020. Pas plus qu'il ne faudrait qu'une vague de contaminations encore plus forte parmi la jeunesse ne vienne perturber le rythme scolaire, déjà chaotique.

Par ailleurs, les données prouvent que la présence de comorbidité (diabète, infection VIH, hypertension artérielle, cancer, pathologie chronique rénale, hépatique, pulmonaire, cardiaque, neurologique ou neuromusculaire) entraîne tout de même un risque plus élevé d’hospitalisation y compris chez les enfants. C'est donc vers ces sujets à risque que le Conseil recommande de prioriser l'accès au vaccin anti-covid. Suivant en cela la voie déjà empruntée par les hautes autorités de santé de France, Belgique, Suisse, Espagne, Portugal ou Pays-Bas.  

Mais s'il fallait un autre argument pour appuyer son avis, les médecins du CSMI soulignent «des bénéfices indirects importants» du choix d'ouvrir la vaccination anti-covid aux 5-11 ans. Il s'agit de la «diminution de la circulation du virus dans la communauté (ndlr : les enfants étant des passeurs importants de la contamination), l'obtention d’une immunité de groupe dans la population, le retour à une scolarité et vie sociale et parascolaire sécuritaire et épanouissantes pour les enfants».  

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