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La sécurité alimentaire sous un seul et même toit
Luxembourg 2 min. 12.02.2020

La sécurité alimentaire sous un seul et même toit

La ministre de la Protection des consommateurs, Paulette Lenert annonce qu'une première campagne d'information sur le système nutriscore «débutera dans le courant du printemps».

La sécurité alimentaire sous un seul et même toit

La ministre de la Protection des consommateurs, Paulette Lenert annonce qu'une première campagne d'information sur le système nutriscore «débutera dans le courant du printemps».
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 12.02.2020

La sécurité alimentaire sous un seul et même toit

Une campagne d'information sur le nutriscore, un projet de loi sur le recours collectif et un premier jalon posé pour créer une seule administration pour contrôler la sécurité alimentaire. La ministre de la Protection des consommateurs a du pain sur la planche.

(MF) – Tenante du portefeuille ministériel de la Protection des consommateurs, nouveauté créée fin 2018 par le nouveau gouvernement Bettel, Paulette Lenert a tiré ce mercredi son premier bilan en mettant l'accent sur une série de projets déjà initiés qui prendront forme cette année.

A commencer par la création d'une administration unique du contrôle de la sécurité alimentaire qui regroupera, sous un même toit, toutes les missions actuellement assurées par la Division de la santé publique de l'Administration des services vétérinaires et par la Division de la sécurité alimentaire de la Direction de la santé. 


Chaque année, près de 2.000 contrôles sont réalisés dans les cafés, restaurants, supermarchés, grossistes, meuneries, torréfacteurs, embouteilleurs, etc.
«Créer une confiance avec le public»
Paulette Lenert est revenue sur le rôle du Commissariat du gouvernement à la qualité, à la fraude et à la sécurité alimentaire, six mois après sa conception. Pour la ministre de la Protection des consommateurs, il est capital de communiquer davantage, histoire de rassurer le public.

A terme, cette grande maison qui devra veiller à la mise à disposition des consommateurs d'aliments sains et de bonne qualité, se substituera au Commissariat du gouvernement à la qualité, à la fraude et à la sécurité alimentaire créé en avril 2019 pour coordonner et harmoniser les contrôles alimentaires. 

Paulette Lenert a expliqué qu'une «première étape a été franchie» ce mercredi 12 février 2020 puisque le Conseil de gouvernement vient d'adopter l'avant-projet de loi menant à la création de cette toute nouvelle administration.

Le système nutriscore sur une base volontaire 

L'une des deux missions principales du jeune ministère, outre celle de veiller à la sécurité de nos aliments «de la fourche à la fourchette», est de bien informer le consommateur. Une première campagne d'information sur le système nutriscore «débutera dans le courant du printemps».


19.10.10 cactus mersch wiedereroeffnung, ,  bio lebensmittel, photo: Marc Wilwert
Le Luxembourg en pleine réflexion sur le nutri-score
Le ministère de la Protection des consommateurs poursuit ses consultations dans le but d'introduire un système renseignant les consommateurs sur la qualité des aliments. Pas facile de s'y retrouver entre différents systèmes qui divisent actuellement l'Europe.

En janvier le Luxembourg était encore en pleine réflexion sur l'adoption ou non du système d'étiquetage de la qualité nutritionnelle des aliments conçu en France, valable depuis début 2019 en Belgique, depuis fin 2019 au Pays-Bas et qui le sera en 2020 en Allemagne. 

Il vient de trancher. Le ministère de la Protection des consommateurs a fait savoir qu'il «a décidé de se prononcer pour une recommandation relative de ce système, tout en gardant son utilisation volontaire». Le règlement grand-ducal pour étiqueter les produits luxembourgeois du nutriscore doit être disponible «courant du deuxième trimestre 2020». 

Le recours collectif sur la bonne voie

Dès ce «premier trimestre 2020», le ministère compte également soumettre au Conseil de gouvernement l'avant-projet de loi sur le recours collectifs. Cette procédure permettra à des groupes de consommateurs de poursuivre en justice une personne, une entreprise ou une institution publique pour obtenir une réparation financière. 

L'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) plaide depuis fin novembre 2019 pour que ce recours apparaisse au plus vite dans le cadre légal luxembourgeois. Depuis l'accord trouvé en novembre au niveau européen, les Etats membres savent qu'ils devront introduire au niveau national ce nouveau moyen de recours. Du coup, l'ULC ou d'autres organisations de défense des consommateurs pourront intenter des actions collectives dans d'autres pays, voire se joindre à d'autres actions à l'étranger.


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