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La Santé en colère donne de la voix
Luxembourg 8 2 min. 01.06.2021

La Santé en colère donne de la voix

Toutes les spécialités d'infirmiers (anesthésiste, bloc opératoire, sage-femme, psychiatrie...) et étudiants ont dénoncé une réforme incohérente à leurs yeux.

La Santé en colère donne de la voix

Toutes les spécialités d'infirmiers (anesthésiste, bloc opératoire, sage-femme, psychiatrie...) et étudiants ont dénoncé une réforme incohérente à leurs yeux.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 8 2 min. 01.06.2021

La Santé en colère donne de la voix

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés devant le Cercle Cité, mardi. But : faire entendre, notamment aux deux ministres présents, Claude Meisch et Paulette Lenert, leur opposition à la réforme des filières de formation des professions de soin.

«C'est la mobilisation la plus massive du secteur de la santé depuis 20 ans.» Comme Gilles Evrard, président de l'Association luxembourgeoise des enseignants pour professions de santé (Aleps), les organisateurs de la manifestation de ce 1er juin n'en revenaient pas du succès rencontré par leur appel. Car ce n'est pas seulement le soleil retrouvé qui a poussé cette foule de soignants, jeunes ou plus avancés dans la carrière, à se retrouver au cœur de la capitale. Mais bien un refus net des propositions faites par les ministres de la Santé, de l'Enseignement supérieur et de la famille pour réformer la formation -notamment- des futurs personnels infirmiers.


Erreur d'ordonnance sur la formation des infirmières
Alors que le gouvernement vient d'annoncer l'ouverture de nouveaux cursus pour accéder à la profession, les syndicats infirmiers font la grimace. La potion administrée ne soignera pas les maux des blouses blanches en matière de diplômes.

Ainsi, l'annonce de nouveaux bachelors ne convainc pas la profession. Pas plus d'ailleurs que les syndicats OGBL, LCGB ou UNEL représentant les étudiants. De tous bords, on crie à la confusion, au manque de perspectives et d'ambitions de la réforme. Et le message est bien remonté aux oreilles de Paulette Lenert (LSAP) et Claude Meisch (DP) qui, justement, étaient présents dans les locaux du Cercle Cité. 

En effet, les deux membres du gouvernement participaient ce mardi à un débat public organisé suite au succès rencontré par une pétition publique. La proposition 1811 a en effet recueilli les soutiens nécessaires pour que parlementaires et ministres tendent l'oreille à la suggestion de Théo Duhamel (portée par 4.891 signataires) qui demandait la suppression de la formation actuelle au métier d'infirmier (simple BTS, bac +2) au profit d'un cursus post-baccalauréat sur trois ans.

A l'intérieur du Cercle Cité, le jeune homme a bien été écouté. Tandis que du dehors parvenaient les échos de ce piquet de protestation inédit par son ampleur. Avec ce message clair : «Pour les futurs infirmiers, le niveau bachelor (bac+3) et pour les spécialisations, deux ans supplémentaires en master (bac+5)». A l'heure où le pays se remet d'une année d'épidémie covid, il sera bon de voir la réaction du gouvernement face à cette bronca des soignants. Ces blouses blanches applaudies au pic de la première vague trouveront-elles à nouveau grâce aux yeux des politiques?

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