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«La rentrée n'est pas motivée par l'économique»
Luxembourg 2 min. 29.04.2020 Cet article est archivé

«La rentrée n'est pas motivée par l'économique»

Les classes terminales rentreront bien le 4 mai. Claude Meisch garde le cap.

«La rentrée n'est pas motivée par l'économique»

Les classes terminales rentreront bien le 4 mai. Claude Meisch garde le cap.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 29.04.2020 Cet article est archivé

«La rentrée n'est pas motivée par l'économique»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Pouvoir terminer l'année scolaire tout en respectant toutes les mesures de sécurité, c'est le défi que va tenter de relever le monde de l'enseignement. Claude Meisch (DP) s'est expliqué ce mercredi devant les membres de la Commission de l'Education nationale.

La Commission de l'Education nationale s'est réunie ce mercredi à la demande de l'ADR. La rentrée d'une partie des écoles, programmée ce lundi 4 mai, suscite toujours de nombreuses questions. Claude Meisch (DP) a donné quelques éclaircissements aux nombreuses interrogations que se posent élèves, enseignants ou encore parents.

«La rentrée n'est pas motivée par des raisons économiques» a expliqué le ministre de l'Education nationale qui a rappelé que «contrairement à d'autres pays, les enfants plus jeunes rentreraient les derniers».


A teacher works in a classroom with a few pupils preparing for their Abitur exam at the the Phoenix Gymnasium secondary school in Dortmund, western Germany, on April 23, 2020, as social distancing is practiced amid the novel coronavirus COVID-19 pandemic. - Students preparing for the Abitur high school graduation with exams taking place in May are allowed to turn back to school in small groups with six students in a classroom. (Photo by Ina FASSBENDER / AFP)
Meisch invite élèves et enseignants au dépistage
Le ministre de l'Education et de la Recherche a annoncé que les élèves, qui s'apprêtent à retrouver le chemin des lycées dans quelques jours, peuvent être testés sur base volontaire depuis ce mardi. Une opération qui vise avant tout à rassurer mais aussi à collecter un maximum d'informations sur le mode de propagation du covid-19.

Pour rappel, ce 4 mai, les classes terminales seront les premières à reprendre le chemin des lycées «parce qu'il faut garantir qu'elles puissent terminer leur cursus scolaire». Le ministre a tenu à rappeler que les jeunes ne devaient pas hésiter à saisir la possibilité de se faire tester. Une opération qui a été mise en place mardi. En cas de résultat positif, l’isolement durerait au maximum trois semaines et ces élèves pourraient toujours participer aux examens. 

Quant à la question de l'obligation du suivi des cours, Claude Meisch estime  «pouvoir garantir un niveau de sécurité sanitaire convenable» et il «n'est pas concevable de dispenser des élèves de l'école». La présence à l'école ne concernera d'ailleurs qu'un quart du temps soit en matinée. 


Politik, Maskenpflicht bei Schülern, Buff, Maske, Atemschutz, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
Une protection offerte à chaque écolier
Chaque jeune effectuant sa rentrée le 25 mai disposera d'un tour de cou lui permettant de se couvrir bouche et nez si besoin. C'est une des promesses du ministre de l'Education au président du Syvicol. Pas de quoi rassurer le représentant des 102 communes du pays.

Par contre, le ministre a précisé que les enfants ou enseignants vulnérables seraient bien dispensés mais aucun chiffre n'a été communiqué à ce sujet. Concernant le port du masque, les recommandations du ministère de la Santé seront suivies mais les élèves seront libres de choisir le genre de masque. 

Enfin sur l'organisation des transports scolaires, Claude Meisch a précisé que «le ministère était en contact avec les communes». La situation est d'ailleurs bien différente selon les communes et notamment celles où les enfants peuvent se déplacer à pied et celles où les distances sont plus grandes.

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