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La Rédac en vadrouille sur le «sentier des caresses»

La Rédac en vadrouille sur le «sentier des caresses»

Photo: Maurice Fick
Luxembourg 1 3 min. 30.08.2018

La Rédac en vadrouille sur le «sentier des caresses»

Avez-vous déjà caressé le bouc d'un vrai bouc? Ou passé la main sur la robe rousse tachetée de blanc d'un daim? Au Parc animalier sur les hauteurs d'Esch-sur-Alzette, la Rédac en vadrouille a testé le «Heemelwee» - le «sentier des caresses» - qui permet, une fois par semaine, de voir les animaux de très près!

Par Maurice Fick et Jean Vayssières

Pour les jeunes enfants, c'est comme dans un rêve. Un monsieur tatoué avec une barbe grise et une carrure de catcheur mais à la voix douce, les invite à transgresser la double barrière qui donne accès au «Heemelwee» et voilà qu'apparaît Bambi! Il est charismatique et plus majestueux que dans le dessin animé. Il est là, en chair et en os. Il vous accueille chez lui. Vous renifle gentiment -on dirait qu'il fait des bisous- et n'hésite pas à attraper du bout des lèvres tout ce qui ressemble à quelque chose de mangeable. Un cahier de reporter par exemple.

«Lui c'est Bambi», le présente Mike Duarte à ses jeunes hôtes qui établissent instinctivement le lien avec l'animal. Gardien au «Escher Déierepark», le parc animalier d'Esch au Gaalgebierg, il explique qu'il est normalement impossible de caresser un daim: «Ce sont des animaux sauvages. Mais pour Bambi c'est différent. Tout petit, il avait un problèmes aux jambes et il fallait le nourrir alors il s'est habitué à l'homme. Il a toujours été avec des personnes. Le vétérinaire l'a mis avec les chèvres, c'est pour cela qu'il est avec elles».

Treize chèvres, l'entourent, et décident ou non de venir se faire caresser par les visiteurs du parc. Elles peuvent quitter l'enclos à leur gré. Camille, le bouc, d'un an l'aîné de Bambi - comme l'explique Nadège- ne se fait pas prier. «Il aime bien qu'on lui frotte le bas du dos, juste là. Vous allez voir il va tourner la tête». Le signe de satisfaction est esquissé, pour remercier la gardienne des lieux. Docile, Camille offre son long bouc aux caresses, sans s'offusquer.


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«On est tout près des animaux, on peut vraiment les toucher. En revanche, c'est mieux de ne pas leur donner à manger. Sans quoi ils sautent sur vous! Les animaux ont l'habitude d'être caressés, même par les tout petits enfants», assure Mike qui a toujours une cacahuète dans la poche. L'astuce pour attirer ses protégés plus flegmatiques. Comme Molly, Jimmy, Shelty ou Gina, les quatre poneys. Pour éviter qu'ils n'écrasent avec leurs gros sabots les petits pieds, ils restent derrière les barrières mais le «Heemelwee» permet là aussi, une proximité immédiate avec les poneys.

Attention toutefois: «Il ne faut pas toucher les sangliers! Ils ont l'air très gentil a priori mais ils peuvent croquer un os d'un coup de mâchoire», prévient Mike. Visibles mais intouchables le sanglier René, et son colocataire, Wolly, le porc laineux, se font un plaisir de ne pas répondre aux sollicitations des visiteurs. Imperturbables, ils répondent en revanche aux arguments à coque de leur gardien. Mike frotte le cuir aux poils piquants  de René qui apprécie visiblement. René est une des mascottes du Déierepark: «Quand il fait chaud, ses admirateurs me demandent parfois s'il est là et s'il va bien. Je les rassure. Mais il préfère rester dans son enclos pour se protéger de la chaleur».

Tout au bout du sentier, les marmottes pointent le bout de leur nez pour qui est patient. Les caresser reste un rêve: «Elles sont sauvages et il ne faut pas oublier qu'avec leurs griffes elles creusent ces terriers dans le sol», rappelle Mike qui garde toujours bien les pieds sur terre.

Le «Heemelwee» est accessible gratuitement tous les mardis de 14 heures à 16 heures aux visiteurs du Parc animalier où vivent 150 animaux sur 2 hectares. Sur demande, le «Heemelwee» est ouvert du lundi au vendredi au groupe à partir de 5 personnes (maximum 15 personnes). Ce qui est régulièrement le cas au cours de l'année scolaire.