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La police des polices s'explique
Luxembourg 1 2 min. 21.03.2019

La police des polices s'explique

La police des polices s'explique

Photo: Archives LW
Luxembourg 1 2 min. 21.03.2019

La police des polices s'explique

Maurice FICK
Maurice FICK
Pour la première fois, la responsable de l'Inspection générale de la police, Monique Stirn, a présenté son rapport d'activités 2018 à la Chambre des députés. Affaires disciplinaires, sanctions à l'encontre de policiers, enquêtes administratives,... elle chiffre et explique.

Créée en 1999, l'Inspection générale de la police qui veille au lien de confiance entre citoyens et policiers mais aussi sur l'efficience du travail des policiers, a pris du galon en plein été 2018. Depuis le 1er août dernier et l'entrée en vigueur de la nouvelle loi , la fameuse IGP est devenue une administration autonome et indépendante, avec à sa tête, une magistrate.

Même si le rapport d'activités 2018 fait la transition entre deux législations, il fait état de chiffres qui donnent une idée du volume du travail déjà réalisé par la police des polices dont la porte est ouverte à tout citoyen «qui se sent lésé ou croit ne pas avoir été traité comme il aurait dû l'être», par un policier. En réclamant à l'IGP, il lance une enquête administrative.

Qui décide de quoi? Qui sanctionne? Comment ça marche? Les réponses de l'Inspecteur général, Monique Stirn, au sortir de la commission parlementaire de la Sécurité intérieure et de la Défense présidée ce mercredi par Stéphanie Empain et suivie de près par François Bausch, ministre de la Sécurité intérieure:

Le rapport de l'IGP de 2017 fait état de 94 dossiers d'enquêtes administratives. L'IGP avait alors traité 22 cas. Les 71 autres ont été pris en charge par la police.

En 2018, «nous avons entamé 72 enquêtes administratives et la police a terminé les 55 qu'elle avait eues en début d'année. Depuis le 1er janvier 2019 nous avons de nouveau un grand nombre d'enquêtes administratives», explique Monique Stirn qui parlera plus tard de «35 nouveaux dossiers».

Et lui fait dire que «nous aurons ces prochaines années beaucoup de travail». Lorsqu'elle est entrée en fonction en septembre 2015, l'IGP comptait 17 personnes. Actuellement elle dénombre 31 personnes. «Mais au vu des nouvelles missions qui nous incombent, il va nous falloir plus d'effectifs même si notre situation n'est pas comparable à celle de la police puisque à l'IGP nous recrutons d'anciens policiers et des universitaires et des auditeurs».




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