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La peste porcine africaine en déclin
Luxembourg 3 min. 04.10.2019

La peste porcine africaine en déclin

La peste porcine africaine touche exclusivement les sangliers et les porcs mais le virus ne se transmet pas à l'homme.

La peste porcine africaine en déclin

La peste porcine africaine touche exclusivement les sangliers et les porcs mais le virus ne se transmet pas à l'homme.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 04.10.2019

La peste porcine africaine en déclin

Le dernier cas avéré de sanglier infesté par le virus a été enregistré le 12 août en Belgique. Au Luxembourg, toutes les analyses menées sur des carcasses indiquent que le virus n'a pas passé la frontière. Mais le danger n'est pas encore écarté pour autant.

(MF avec JaG) – Pas plus tard que mercredi, la ministre wallonne de l'Environnement, Céline Tellier, a décidé de fermer au public l'accès à 30.000 hectares de forêt en Gaume jusqu'au 23 janvier au moins. Selon la Task force belge, cela ne signifierait pas pour autant que la situation se soit détériorée. Mais vu les circonstances, la mesure est très efficace. 


La peste porcine africaine aux portes du Luxembourg
Depuis la mi-septembre 2018 le virus de la peste porcine africaine qui menace les éleveurs porcins via les sangliers, fait des ravages en Belgique. Le Luxembourg prend des mesures à la frontière pour tenter d'éviter l'épidémie.

Un peu plus d'un an après la découverte des deux premiers cas de peste porcine en Wallonie le 13 septembre 2018, l'épidémie est aujourd'hui en recul. Le dernier sanglier portant le virus y avait été trouvé le 12 août. Alors que 827 carcasses positives ont été collectées depuis le début de l'épidémie en Belgique. 

Jusqu'ici le virus est bien resté aux portes du Luxembourg. De quoi rassurer les éleveurs porcins mais pas de quoi crier victoire. Pour qu'une région touchée par la peste porcine africaine soit officiellement déclarée région indemne, un an doit s'écouler après le dernier cas connu.

Dix-sept sangliers ont été abattus dans la zone blanche et aucun n'était porteur du virus

Romain Schneider, ministre de l'Agriculture

La pression face à la peste porcine est redescendue depuis un mois et la tendance se confirme en ce début octobre. Romain Schneider, ministre de l'Agriculture (LSAP), indique que les feux restent au vert: «En date du 26 septembre, 285 sangliers avaient été examinés et tous les résultats étaient négatifs. Dans la zone blanche, entre la clôture de protection et la frontière belge, dix-sept sangliers ont été abattus et aucun d'entre eux n'était porteur du virus.»  La carte officielle des analyses indique qu'au 2 octobre 2019 «288 sangliers ont été testés négatifs».

Extension de la clôture planifiée mais pas nécessaire


Rund 100 Jäger und 50 Treiber waren im Einsatz.
La pression face à la peste porcine redescend
La crise de la peste porcine africaine, à laquelle le Grand-Duché tente toujours d'échapper, n'est pas passée. Mais l'épizootie est en net recul côté belge. Au Luxembourg, les 48 analyses de cet été étaient bonnes et deux pièges ont été installés.

Mais toutes les mesures de précaution restent d'usage. Les deux pièges à sangliers installés début septembre dans la zone blanche sont toujours en phase test, indique le ministre. Et pour cause: «Il y a encore trop de nourriture dans les champs de maïs actuellement pour attirer les animaux dans le piège mais la situation devrait bientôt changer».

La planification de l'extension de la clôture entre Pétange et Grass, donc vers le nord du pays, est toujours en cours. «Nous avons planifié le tracé entre Steinfort et Wemperhardt en collaboration avec les propriétaires et les communes concernées. Mais la clôture ne sera érigée que si c'est vraiment nécessaire. Ce qui n'est pas le cas pour l'instant», glisse Romain Schneider. 

Des animaux résistants


«Une vraie zone blanche d'ici la fin de l'été»
Le virus préoccupe Romain Schneider depuis le début de l'année. La peste porcine africaine reste d'actualité à la frontière belgo-luxembourgeoise où une deuxième clôture pourrait être érigée. Le point en six questions avec le ministre de l'Agriculture.

Le danger émergent aujourd'hui est celui des animaux résistants. Près de cinq pour cent des sangliers examinés étaient porteurs du virus mais ils n'étaient pas infectés. Ces cas dits séropositifs ne peuvent être détectés qu'en examinant le sérum sanguin. Le danger est que ces animaux puissent transmettre le virus à d'autres régions. 

La semaine à venir, le 10 octobre, la Task force en charge des mesures préventives, doit analyser l'état de la situation.



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