Changer d'édition

La pédopornographie traquée par la police
Luxembourg 2 min. 13.09.2019

La pédopornographie traquée par la police

La police grand-ducale dispose de 13 enquêteurs s'occupant entre autres des infractions à connotation sexuelle commises sur des enfants.

La pédopornographie traquée par la police

La police grand-ducale dispose de 13 enquêteurs s'occupant entre autres des infractions à connotation sexuelle commises sur des enfants.
Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 2 min. 13.09.2019

La pédopornographie traquée par la police

En cinq ans, les enquêteurs luxembourgeois ont travaillé sur 250 affaires en lien avec ce qui est considéré comme «abus sexuels sur mineurs». Dans bon nombre de cas, le signalement provenait d'autorités étrangères.

De plus en plus en Europe, la lutte contre la pédopornographie passe par la mise en œuvre de logiciels traqueurs. La police grand-ducale dispose d'ailleurs depuis plusieurs années d'un programme traqueur. Pour l'heure, il n'est pas question de changer de modèle. Le ministre de l'Intérieur, François Bausch (Déi Gréng), l'a confirmé dans une réponse parlementaire adressée à la députée Nancy Arendt (CSV).

A cela, une justification: le Luxembourg attend les premiers retours d'expérience des pays précurseurs «pour évaluer le besoin ou la possible plus-value d'une telle solution par rapport aux outils informatiques actuellement en service». 

Policiers et magistrats 

Reste que la question de la pédopornographie fait l'objet d'une prise en charge spécifique parmi la police judiciaire. La section «Protection de la jeunesse et infractions à caractère sexuel» compte ainsi 13 enquêteurs. Ils s'occupent, notamment, des infractions à connotation sexuelle commises sur des enfants.

Outre les enquêtes relatives aux abus sexuels sur mineurs, «deux enquêteurs sont spécialement en charge des dossiers de pédopornographie», précise le ministre.

Une coopération efficace

Depuis 2014, la justice luxembourgeoise aura initié 187 affaires de pédopornographie. Une problématique qui, ces dernières années, a mobilisé un groupe de quatre magistrats du Parquet de Luxembourg. Sachant que depuis septembre, entre le Tribunal de Luxembourg et celui de Diekirch, sept juges d'instruction se sont spécialisés en matière de lutte contre la pédopornographie et les abus sexuels sur mineurs.

Pour la majorité des affaires où des personnes ont consulté des représentations pornographiques, le Service de police judiciaire a d'ailleurs été saisi «via les systèmes de coopération internationale (Europol et Interpol)», reconnaît le ministre de l'Intérieur.

En cinq ans, pas moins de 72 commissions rogatoires ont aussi été menées au Grand-Duché après des indications reçues depuis 19 Etats différents. Des requérants aussi bien belges, portugais, allemands qu'australiens, japonais ou irlandais. Mais nulle demande en provenance de juges ou policiers français.