Changer d'édition

La pandémie a laissé des traces chez les jeunes
Luxembourg 3 min. 30.06.2022
Plan d'action national 2022-2025

La pandémie a laissé des traces chez les jeunes

De nombreux jeunes ont beaucoup souffert des mesures anti-covid (lockdown, social distancing, homeschooling, etc.).
Plan d'action national 2022-2025

La pandémie a laissé des traces chez les jeunes

De nombreux jeunes ont beaucoup souffert des mesures anti-covid (lockdown, social distancing, homeschooling, etc.).
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 30.06.2022
Plan d'action national 2022-2025

La pandémie a laissé des traces chez les jeunes

Michèle GANTENBEIN
Michèle GANTENBEIN
Le Pacte jeunesse 2022-2025 définit 21 mesures visant à promouvoir le bien-être et les compétences socio-émotionnelles des adolescents.

Le nouveau Pacte pour la jeunesse a pour objectif de renforcer le développement personnel et les compétences socio-émotionnelles des adolescents et des jeunes adultes et de promouvoir leur bien-être.

Le plan d'action national 2022-2025 définit les objectifs stratégiques qui guideront la politique de la jeunesse jusqu'en 2025 et se fonde sur le récent rapport 2020 sur la jeunesse, qui se penche sur le bien-être des jeunes de 12 à 29 ans, notamment sur les enseignements tirés de l'impact de la pandémie du coronavirus sur le bien-être des jeunes.


Burn-out, stress, anxiété: une réalité aussi chez les élèves
Les plus jeunes n'échappent pas à des phénomènes de burn-out, de stress, d'anxiété ou de dépression liés à leur scolarité. Le ministère de la Santé estime néanmoins que plusieurs dispositifs permettent de prévenir ces états.

Selon la loi sur la jeunesse de 2008, le gouvernement est tenu de rédiger tous les cinq ans un rapport national sur le sujet. Ce rapport comprend une partie scientifique, dont la responsabilité incombe à l'Université du Luxembourg, ainsi que des enquêtes auprès des jeunes.

Ce rapport identifie des problématiques et des pistes d'action qui seront prises en compte dans l'élaboration du Pacte. La question du bien-être s'est posée indépendamment de la pandémie, a expliqué cette semaine le ministre de l'Education Claude Meisch (DP) lors de la présentation des résultats à Belval.

Bien-être à l'école

Le plan d'action national définit 21 mesures et actions qui reposent sur trois piliers. Le premier est le bien-être dans l'environnement scolaire. Concrètement, il s'agit de créer un climat positif où les élèves se sentent bien et développent leurs compétences sociales. «L'école ne doit pas seulement être un lieu d'apprentissage, mais aussi un lieu de vie où l'on aime aller et où l'on peut développer ses propres projets», explique Claude Meisch.

Dans les écoles, les élèves doivent recevoir le soutien dont ils ont besoin. Dans ce sens, le conseil psychologique scolaire (SePAS, service psycho-social et d'accompagnement scolaire) doit être adapté et développé au cours des trois prochaines années.

Il est important de reconnaître lorsque les jeunes ne vont pas bien ou qu'ils traversent une crise psychique. C'est dans ce but que l'offre de formation continue pour les professionnels est développée. Les jeunes seront également formés pour aider leurs pairs en situation de détresse.

Bien-être dans le domaine des loisirs

Un deuxième pilier est le travail des jeunes dans le domaine de l'éducation non formelle. Des études ont montré que pendant la pandémie, les comportements nocifs et les risques de développement qui en découlent ont augmenté, en particulier chez les groupes à risque. Ici aussi, on mise davantage sur la formation continue, notamment dans les domaines de la santé mentale et numérique.


Plus de contrôle parental sur Instagram
Le réseau social a annoncé, ce mardi, l'ajout de nouvelles fonctionnalités afin de permettre aux parents de superviser plus directement les activités de leurs enfants.

La consommation d'appareils numériques et de médias en ligne peut avoir un impact négatif sur le développement des jeunes, leurs compétences sociales, leurs résultats scolaires et leur santé mentale si elle est excessive. Selon les études, la consommation a augmenté pendant la pandémie, de même que la proportion de jeunes chez qui une utilisation pathologique des médias numériques (médias sociaux et jeux) a été constatée.

Pour lutter contre ces risques, on misera à l'avenir sur l'information en rapport avec l'utilisation des médias numériques, mais aussi sur une activité sportive accrue et sur une consultation psychologique mobile dans toutes les maisons des jeunes.

La coopération et la mise en réseau des organisations et des points de contact dans le domaine de l'éducation formelle et non formelle sont également importantes, de même que la formation des jeunes en tant qu'«ambassadeurs de la santé mentale», qui doivent informer leurs camarades de classe des offres d'aide et contribuer à lever le tabou sur les maladies psychiques.

Cet article a été publié pour la première fois sur www.wort.lu/de

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Office européen de la propriété intellectuelle
Si 60 % des jeunes Européens interrogés par l'EUIPO ont déclaré préférer accéder à des contenus numériques à partir de sources légales, 28% des jeunes résidents luxembourgeois ont intentionnellement eu recours au piratage.
L'étude Covidkids réalisée par l'Université de Luxembourg et Unicef examine le bien-être des enfants et des adolescents pendant la pandémie. Les résultats ont été présentés ce vendredi.
Portrait of little kid boy sad on birthday. child with lots of toys. Tired preschool boy
L'impact de la crise sanitaire continue à peser sur les 12-19 ans. Selon un rapport de l'Unicef, la santé mentale des jeunes Luxembourgeois n'en finit d'ailleurs pas de s'aggraver, mais les solutions de prise en charge manquent encore.
Dans le cadre de la campagne #act4support, des adolescents cherchent à sensibiliser leurs pairs sur la nécessité de demander un soutien psychologique. Via une carte postale, distribuée dès lundi, ils veulent leur faire connaître les moyens à leur disposition.