"La nouvelle modulation de l'index va amener le système à sa perte"

Photo: Marc Wilwert

(Ch.L) - Les syndicats OGB-L, LCGB, CGFP, ALEBA, FGFC, FNCTTFEL et Syprolux ont décidé de manifester leur profond désaccord avec le projet de loi de modulation de l'index d'une seule voix. Ils estiment que la manipulation prévue va sonner le glas de l'indexation automatique des salaires, traitements et pensions.

"Le projet de loi va entraîner des pertes de salaires allant au total jusqu'à plus de 60% d'un salaire mensuel en fonction de l'évolution de l'inflation. Pour un salaire mensuel de 2.000 euros, cela peut représenter une perte sur trois ans de plus de 1.200 euros", expliquent-ils, "de plus, le projet risque d'engendrer l'annulation définitive d'une tranche indiciaire complète". Autre prédiction des syndicats: le retard définitif de l'indexation sur l'inflation. Ils estiment également que le projet de loi va amener à la perte du système d'indexation automatique des salaires, traitements et pensions.

"Le projet dépasse de loin son objectif principal: être une mesure "anticrise" ", soulignent les syndicats, "il constitue en vérité une réforme structurelle menant à une dévalorisation définitive des salaires et des pensions, c'est-à-dire du pouvoir d'achat". Ils sont d'avis que le projet de loi accentue les inégalités et renforce "la tendance existante d'une répartition des richesses de plus en plus en faveur des entreprises et des actionnaires aux dépens des salariés". "Le projet de loi met en péril tout le système de la négociation salariale au Luxembourg et ainsi, à moyen terme, la paix sociale", concluent l'OGB-L, le LCGB, la CGFP, l'ALEBA, la FGFC, le FNCTTFEL et Syprolux.