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La nouvelle loi covid officiellement adoptée
Luxembourg 3 3 min. 18.10.2021
Pandémie au Luxembourg

La nouvelle loi covid officiellement adoptée

Pour Mars Di Bartolomeo, rapporteur de la loi covid, les opposants au texte restent minoritaires par rapport à la «majorité silencieuse» qui attend le retour rapide à davantage de libertés.
Pandémie au Luxembourg

La nouvelle loi covid officiellement adoptée

Pour Mars Di Bartolomeo, rapporteur de la loi covid, les opposants au texte restent minoritaires par rapport à la «majorité silencieuse» qui attend le retour rapide à davantage de libertés.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 3 3 min. 18.10.2021
Pandémie au Luxembourg

La nouvelle loi covid officiellement adoptée

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
La 22e version du texte régissant la politique sanitaire du Grand-Duché a été votée ce lundi avec les seules voix de la majorité DP-LSAP-Déi Gréng. L'extension du régime Covidcheck entrera bien en vigueur le 1er novembre prochain.

Malgré les différentes formes de pression exercées ces derniers jours, la nouvelle version de la loi covid a bel et bien été adoptée. Ce lundi, les 31 députés de la majorité DP-LSAP-Déi Gréng ont entériné la 22e édition de la loi dans son entièreté. Les élus CSV, ADR, déi Lénk et Piraten ont voté contre. Entrant en vigueur à compter de mardi le texte prévoit notamment l'élargissement du régime CovidCheck dans les entreprises et les administrations publiques. Et ce, à partir du 1er novembre.


La contestation des règles covid gonfle ses rangs
Une centaine voilà un mois, un millier il y a deux semaines, et maintenant plus de 3.500 participants. Aucun doute : les opposants aux mesures sanitaires ou sociales liées à l'épidémie se fédèrent de plus en plus.

Une mesure particulièrement critiquée dans et en dehors du Marché-aux-Herbes. Une cinquantaine de personnes s'étaient notamment réunies lundi matin sous les fenêtres du Parlement pour dénoncer un «chantage» et une «dictature sanitaire». Des argumentaires également en partie développés par les députés, Nathalie Oberweis (déi Lénk) ou Sven Clément (Piraten) dénonçant un régime qui mettrait en place «des inégalités sociales». Référence notamment à la suppression des autotests et de l'obligation pour les personnes non vaccinées de présenter des tests PCR certifiés pour se rendre au restaurant notamment. Des tests payants.

Des critiques également émises par les députés d'opposition qui n'ont pas manqué de pointer du doigt la volonté du gouvernement de «se défausser de ses responsabilités» en faisant peser l'introduction du régime CovidCheck dans le monde du travail sur les chefs d'entreprise et d'administration. Pour Claude Wiseler (CSV), le texte adopté serait également «extrêmement flou» sur le plan juridique, laissant une large part d'interprétation. Et donc potentiellement d'actions en justice, comme l'évoquent les syndicats.


Lokales,Présentation du certificat CovidCheck numérique (EU Digital COVID Certificate) et de l’application mobile CovidCheck.lu. Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort
Les syndicats posent un ultimatum au gouvernement
La rencontre entre CGFP, OGBL et LCGB et ministres de la Fonction publique, de la Santé et du Travail, vendredi, n'aura pas permis de trouver un compromis quant à l'introduction du régime élargi du CovidCheck. Ce qui pousse les organisations à brandir la menace «d'actions syndicales».

Pour Mars Di Bartolomeo (LSAP), rapporteur de la loi, le système adopté «n'est pas parfait mais il vise le bien commun». Evoquant le besoin de «trouver un équilibre pour permettre de répondre au besoin légitime de libertés», le président de la commission Santé rappelle que les infections «continuent de faire pression sur les personnels des hôpitaux, en première ligne depuis plus de 18 mois». Et donc «d'éviter à tout prix une nouvelle vague d'infections», comme le demande «la majorité silencieuse».

Selon les données évoquées par le Premier ministre, «seuls» 23% de la population résidente âgée de plus de 12 ans n'ont pas encore reçu d'injection. Soit quelque 100.000 personnes. Pour tenter d'inciter le plus de résidents à franchir le pas, le gouvernement a notamment annoncé la mise en place de bons pour des tests PCR gratuits pour toute personne qui pourra justifier d'une première dose jusqu'au 1er novembre, précise lundi le gouvernement. Initialement, le délai imposé courait jusqu'au 18 octobre. Soit ce lundi.

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Les quelque 38.000 personnes ayant reçu le vaccin Janssen devront recevoir une nouvelle dose, a décidé vendredi le Conseil de gouvernement. Toutes devront recevoir une deuxième injection du vaccin Pfizer/BioNTech ou Moderna afin de bénéficier d'un «booster vaccinal».
Une centaine voilà un mois, un millier il y a deux semaines, et maintenant plus de 3.500 participants. Aucun doute : les opposants aux mesures sanitaires ou sociales liées à l'épidémie se fédèrent de plus en plus.
Suite à la recommandation du Conseil d'Etat sur l'extension à venir du régime CovidCheck, la ministre de la Santé indique jeudi que des bons gratuits seront mis à disposition des personnes qui auront reçu une première injection avant le 18 octobre.
Sans surprise, les 31 députés de la majorité DP-Déi Gréng-LSAP ont voté en faveur des nouvelles mesures qui entreront donc en vigueur dès jeudi. L'ensemble de l'opposition s'est prononcé contre.
Politik, Chambre des Députés - Frantz Fayot, débat coopération. Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort