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Plus besoin du masque et du CovidCheck depuis vendredi
Luxembourg 5 min. 12.03.2022 Cet article est archivé
Loi covid approuvée

Plus besoin du masque et du CovidCheck depuis vendredi

Fait assez rare pour le souligner, la nouvelle a été approuvée à l'unanimité.
Loi covid approuvée

Plus besoin du masque et du CovidCheck depuis vendredi

Fait assez rare pour le souligner, la nouvelle a été approuvée à l'unanimité.
Photo: Lex Kleren
Luxembourg 5 min. 12.03.2022 Cet article est archivé
Loi covid approuvée

Plus besoin du masque et du CovidCheck depuis vendredi

Vendredi, le Parlement a adopté à l'unanimité la nouvelle loi Covid pour la première fois. Cela signifie qu'un assouplissement de grande ampleur entrera en vigueur ce vendredi soir.

La nouvelle loi Covid a été discutée au parlement vendredi. Celle-ci a été adoptée et, fait assez rare pour le souligner, à l'unanimité. Ce nouveau texte de loi prévoit donc la levée de quasi toutes les restrictions sanitaires à partir de ce vendredi soir. 


01.03.2022, Niedersachsen, Braunschweig: Eine Mitarbeiterin des Impfzentrums in der Stadthalle Braunschweig impft einen Mann mit dem Corona-Impfstoff Nuvaxovid des US-Herstellers Novavax - den Oberarm des Mannes ziert eine Tätowierung mit Totenkopf-Motiv. Seit heute wird in dem Impfzentrum mit Nuvaxovid gegen Corona geimpft. - recrop Foto: Moritz Frankenberg/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Les pop-ups fermeront à partir du 16 avril
Alors que la situation sanitaire se stabilise selon le dernier rapport hebdomadaire de la Santé, celle-ci annonce ce vendredi la fermeture de plusieurs centres de vaccination en avril.

Ainsi, l'obligation du masque n'est plus applicable à peu près partout tandis que la réglementation CovidCheck est désormais supprimée sur le lieu de travail, dans l'hôtellerie-restauration et dans le commerce de détail. Les restrictions sont également levées dans les secteurs des loisirs et du sport. 

Il sera donc également possible de laisser tomber son masque dans les magasins (sauf indication contraire du gérant) ainsi que dans les écoles. Mais en raison de la promiscuité dans les transports publics, le port de la protection nasale et buccale y restera encore obligatoire. Ce sera également le cas dans les hôpitaux et les maisons de retraite.   

«C'est le plus grand pas vers la normalité depuis le début de la crise», a également déclaré le rapporteur Mars Di Bartolomeo (LSAP). Les mesures d'isolement pour les personnes positives au Covid sont maintenues : l'isolement prend fin avec le deuxième autotest négatif en 24 heures. Mais la recommandation générale de respecter les règles d'hygiène - porter un masque en cas de rassemblement, respecter les règles de distance et se laver les mains - reste valable.

Se préparer à la vague de l'automne

Car malgré l'euphorie suscitée par la bonne situation dans les hôpitaux et le taux de vaccination qui atteint près de 83% dans la population adulte et 91,4 pour cent chez les personnes de plus de 50 ans : «La pandémie n'est pas encore terminée» , a-t-on dit d'un bout à l'autre. «Nous devons nous préparer à une éventuelle nouvelle vague à l'automne».


Die Maskenpflicht könnte noch diese Woche massiv gelockert werden.
Des indicateurs de l'épidémie plus stables que jamais
Stabilité, c'est un peu le maître-mot de cette nouvelle rétrospective covid-19 de la Santé, publiée chaque semaine.

C'est d'ailleurs ce que la taskforce de scientifiques conseillant le gouvernement avait récemment suggéré aux députés dans sa dernière analyse. Trois scénarios y sont présentés : une nouvelle variante de Delta, une nouvelle variante d'Omicron ou une variante de Deltacron, au moins aussi contagieuse qu'Omicron et entraînant des évolutions au moins aussi graves que la variante de Delta. 

 Il faudrait introduire rapidement la vaccination obligatoire pour qu'elle démarre dès le mois de mai. En effet, il faut trois à quatre mois pour qu'un schéma de vaccination complet développe toute son efficacité et à partir de septembre, les infections, quelles qu'elles soient, pourraient recommencer à augmenter, selon les experts.

15% des personnes vulnérables ne sont pas vaccinées «Le virus n'a pas disparu, nous devons préparer l'hiver», a en effet déclaré Josée Lorsché, qui a averti : «Il reste 15% des personnes vulnérables de plus de 50 ans qui ne sont pas vaccinées et qu'il faut atteindre par des campagnes». Elle a donc trouvé «moins réjouissant que les centres de vaccination soient tous fermés parce que les personnes non vaccinées ne pourraient plus être convaincues». Selon elle, cela ressemble à de la résignation. «Nous devons nous préparer au pire et espérer qu'il ne se produise pas», a-t-elle insisté.

Claude Wiseler (CSV) s'est lui aussi plutôt penché sur ce à quoi le gouvernement devrait s'atteler maintenant. «Les assouplissements donnent l'impression que la situation de crise est terminée, mais le nombre de décès est encore élevé et les chiffres des infections ne sont plus du tout relevés de manière scientifiquement pertinente», a-t-il averti et exigé que le gouvernement informe la population en conséquence. 


Le covid a aggravé l'état de santé des personnes obèses
Avec le confinement ou la peur d'être infectées en étant vulnérables, les personnes obèses se sont moins rendues à la clinique du CHL qui les prend en charge. Un retard qui peut pourtant avoir des conséquences sur leur état de santé.

Il est également important, pour la prochaine étape de la crise, d'examiner si les différentes mesures prises en cas de pandémie ont été utiles et, le cas échéant, ce qu'elles ont apporté. Un avis partagé par Jeff Engelen (ADR) : "Où avons-nous réagi correctement et pu éviter des dommages, où les dommages ont-ils été plus importants que les bénéfices ? C'est ce que nous devons analyser".

Préparer une loi sur les pandémies

Claude Wiseler a également estimé qu'il était important de clarifier la manière de procéder sur le plan institutionnel et du contrôle dans de tels cas de restriction de liberté, même si la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) estime qu'il faut prendre son temps avant d'élaborer une loi générale sur les pandémies. 

Il faudrait également clarifier la durée de l'immunité et la nécessité de la renouveler. «Nous approuvons la loi, mais nous attendons une analyse de l'efficacité des mesures Covid afin de pouvoir élaborer à temps une loi sur les pandémies. Nous devons tout faire pour passer une vague à l'automne sans devoir tout refermer».

 «La situation dans le secteur de la santé est sous contrôle»

 Le chef du groupe DP, Gilles Baum, a certes déclaré : «Nous avons réussi, même si nous devons encore être prudents». S'il ne sera pas possible de se débarrasser du covid selon lui, il a toutefois «l'espoir que la vaccination a bien préparé notre système immunitaire à de nouvelles variantes».

Le pirate Marc Goergen, quant à lui, était catégorique : «La quatrième vaccination va arriver. La protection vaccinale diminue, nous devons l'expliquer aux gens et ne pas leur envoyer le message que tout est fini». La protection vaccinale diminue, nous devons l'expliquer aux gens. Yves Cruchten (LSAP) était lui aussi conscient : «Nous pouvons assouplir parce que la situation dans le secteur de la santé est sous contrôle et que tant de personnes sont vaccinées. Mais ce n'est pas la fin de la pandémie. Les spécialistes estiment que nous devons encore nous attendre à au moins une variante». C'est pourquoi il faut pouvoir «à nouveau sortir des mesures des tiroirs» en temps voulu.

En ce qui concerne la loi sur les pandémies, Paulette Lenert n'en connaît aucune qui puisse être ainsi reprise. Et pour se préparer à l'automne, elle a déclaré : «Nous ne savons rien de la protection vaccinale et, en tant que gouvernement, nous devrons peut-être nous y adapter rapidement. Nous espérons que ce sera la dernière étape que nous devrons franchir».     

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