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La nouvelle bonne conduite dans les transports en commun
Luxembourg 5 3 min. 06.05.2020 Cet article est archivé

La nouvelle bonne conduite dans les transports en commun

Masque sur le visage, les usagers des transports en commun respectent les consignes de sécurité.

La nouvelle bonne conduite dans les transports en commun

Masque sur le visage, les usagers des transports en commun respectent les consignes de sécurité.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 5 3 min. 06.05.2020 Cet article est archivé

La nouvelle bonne conduite dans les transports en commun

Bus, trams et trains reprennent peu à peu leur vitesse de croisière au fur et à mesure du passage des étapes de déconfinement. Il reste désormais aux usagers à apprivoiser les nouveaux codes de bonne pratique.

(DH avec Pierre Scholtes) - Après sept longues semaines de léthargie, le Luxembourg se réveille progressivement. Après le retour des ouvriers sur les chantiers, ce sont les lycéens qui ont repris le chemin des études lundi. La semaine prochaine, ce sont certains commerces qui s’apprêtent à accueillir leur clientèle. La vie quotidienne est appelée à retrouver une cadence normale, au même titre que les transports en commun qui vont charrier un lot toujours plus important d’usagers.DH)

A la gare principale de Mersch, sur le quai 2, l’horloge mentionne 7 h ce matin. Avant la crise du covid-19, à cette heure, le quai était davantage occupé. Mais ce matin, la distanciation sociale est de rigueur. La vingtaine d’usagers qui attendent leur train prend garde de bien conserver les deux mètres préconisés par les autorités. Et tous, ou presque, portent un masque.

Le train régional roule vers la capitale. Cela nous laisse une bonne dizaine de minutes pour engager la conversation. Avec Ludovic Pieton, pour commencer. Gardien dans un service de sécurité, il vit habituellement à Metz, mais, au cours de la semaine, il fait la navette entre Ettelbruck et la ville de Luxembourg. «Il était difficile d'obtenir des correspondances ferroviaires. Surtout le week-end, et j'ai parfois dû attendre longtemps pour en avoir en direction de la France», dit-il.

Dans les prochaines semaines, Ludovic s’attend à une amélioration des connexions et à davantage de flexibilité. Interrogé sur l'obligation du port du masque, le Français réagit avec flegme. «On s'y habitue vite. Et de toute façon, je ne le porte pas toute la journée.»

Noémie Kieffer a retrouvé le chemin du lycée depuis lundi.
Noémie Kieffer a retrouvé le chemin du lycée depuis lundi.
Photo: Anouk Antony

Noémie Keiffer, quant à elle, a retrouvé depuis lundi le chemin qui la mène rue d'Anvers. Et plus particulièrement à l’école privée Fieldgen. Elève de première, elle s’apprête à passer ses examens. Si elle s’était habituée à porter une protection buccale, elle s’en étonne pourtant chez les passants qu’elle croise. «Il y a quand même beaucoup moins de gens dans les rues et tout le monde porte un masque». Une constatation qui, pourtant, n'a pas lieu de la rassurer. Car, la semaine prochaine, c'est une nouvelle étape de l'assouplissement des mesures prises par le gouvernement qui sera franchie. Et avec elle, un nombre croissant de personnes qu’elle est susceptible de croiser. Sera-t-il alors possible de conserver une distance de sécurité? Pour Noémie, la question reste posée.

«Une odeur étrange»  

 Le train entre en gare. Sur le quai 102 de la ligne 18 qui passe par Gasperich, là aussi, les usagers conservent leurs distances. Une fois monté dans un bus plutôt désert, le ruban qui sépare le conducteur de la zone des passagers impose aussi la distanciation. Au grand dam de Filipe Rodrigues, le chauffeur. S’il comprend la nécessité des mesures adoptées, il estime que son métier a quelque peu perdu de sa saveur. En effet. «Je suis aussi devenu chauffeur de bus parce que j'aime le contact avec les gens», dit-il. «Ce n’est maintenant plus le cas, et c’est assez difficile à vivre pour mes collègues et moi.»

Pour Filipe Rodrigues, son métier de chauffeur de bus a quelque peu perdu de sa convivialité.
Pour Filipe Rodrigues, son métier de chauffeur de bus a quelque peu perdu de sa convivialité.
Photo: Anouk Antony

De plus, les chauffeurs de bus doivent également porter un masque toute la journée, ce qui induirait une fatigue supplémentaire selon lui. Mais Filipe se console à sa manière. «Les masques chirurgicaux avaient une odeur étrange, depuis que j'utilise des masques en tissu, c'est reparti!»


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