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La note salée du vandalisme dans les transports publics
Luxembourg 28.04.2021 Cet article est archivé

La note salée du vandalisme dans les transports publics

Rien que l'an passé, plus de 108.000 euros de dommages volontaires ont dû être assumés dans les trains CFL ou lignes RGTR.

La note salée du vandalisme dans les transports publics

Rien que l'an passé, plus de 108.000 euros de dommages volontaires ont dû être assumés dans les trains CFL ou lignes RGTR.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 28.04.2021 Cet article est archivé

La note salée du vandalisme dans les transports publics

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
En cinq ans, rames CFL et bus RGTR auront dû rembourser pour près de 596.000 euros de frais de réparations d'actes de vandalisme. Des dégâts ciblant le matériel roulant autant que les infrastructures.

Un graffiti ici, une poubelle arrachée là, une caténaire volontairement dégradée ailleurs. Pas un jour sans que les agents de la Compagnie des chemins de fer luxembourgeois ou les conducteurs des bus des lignes RGTR ne constatent un dommage. Et si voilà maintenant un peu plus d'un an que l'accès aux transports publics est gratuit au Grand-Duché, les compagnies doivent-elles payer pour réparer les dégâts.


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Et à la longue, les sommes commencent à prendre de l'importance. Rien que pour l'année 2020, pas moins de 283 actes de vandalisme (nécessitant intervention) ont pu être recensés sur les quais, abris bus, wagons, cars et autres équipements annexes. Avec au final, une facture salée que le ministre de la Mobilité, François Bausch vient de quantifier : 108.897 euros pour douze mois de service (en dehors des remboursements ayant pu être récupérés).

Certes, il est toujours possible de se satisfaire de voir qu'en comparaison avec 2016, le nombre de faits constatés et leur coût ont baissé, mais c'est encore de trop. D'autant que les sommes en question ne tiennent pas compte du travail presté pour ces nettoyages, dépannages, remplacements. Des coûts qui peuvent être élevés notamment lorsqu'il s'agit d'intervenir sur des équipements indispensables à la bonne marche des rames ou des lignes de voyageurs.

A noter que la baisse du vandalisme constatée n'est pas sans rapport avec l'arrivée des caméras de surveillance notamment dans les wagons et bus gérés par les CFL. Soit depuis 2015. Un constat visiblement partagé par la Ville de Luxembourg qui, elle aussi, a retenu cette option. En février dernier, l'échevin à la Mobilité a d'ailleurs annoncé que l'ensemble de la flotte d'autobus de la capitale allait ainsi être dotée de caméras. Pour l'heure, seule une vingtaine de cars en sont équipés, une centaine d'autres suivront donc.

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