La mobilité du futur a un nom: MoDu

Croissance démographique soutenue, règne de la voiture et flux de frontaliers: le trafic est souvent saturé au Luxembourg. La mobilité est ainsi un enjeu de taille pour notre petit pays. Un concept pour l'avenir a donc été présenté jeudi sous le nom de «MoDu», comme «mobilité durable».

Photo: Guy Jallay

Comme l'a expliqué Claude Wiseler, ministre du Développement durable et des Infrastructures, la stratégie globale MoDu pour les résidents et les frontaliers porte sur la mobilité douce et le trafic motorisé.

Il s'agit donc de développer la mobilité douce, qui ne représentait que 13% des déplacements quotidiens en 2009. Pour atteindre un pourcentage de 25% d'ici 2020, il faudra notamment changer les mentalités: vélo et marche sont encore trop souvent considérés uniquement comme des activités de loisirs alors qu'ils doivent être perçus comme de véritables moyens de transport.

Objectif  en 2020: 19% des trajets en transports en commun

Chaque jour, 1,66 million de trajets sont effectués au Luxembourg en voiture, engins motorisés et transports en commun. 31,4% de ces trajets sont effectués par des frontaliers.

Résultat de ces flux intenses: un trafic saturé, sur les routes et les autoroutes, notamment aux heures de pointe, des bus coincés dans la circulation et une importante pollution. A Luxembourg par exemple, un bus circule dans chaque sens en moyenne toutes les 27 secondes sur l'avenue de la Liberté. Il faut donc désengorger les routes et promouvoir les transports en commun en les rendant plus efficaces.

MoDu entend donc combiner efficacement les modes de transport pour créer des «chaînes de mobilité» à la disposition des voyageurs. La stratégie préconise, entre autres, d'augmenter la cadence des trains, la capacité des différentes lignes et le confort des voyageurs, d'assurer de meilleures liaisons entre trains et bus et de fluidifier la circulation des autocars. Il s'agira en fait de réorganiser l'offre et d'améliorer les infrastructures des transports en commun. Rappelons dans ce cadre la construction de la nouvelle gare à Belval, par exemple.

Concernant les déplacements individuels, il convient de privilégier l'auto-partage, le covoiturage (par la création de nouveaux P&R), et les voitures électriques.

Anne-Sophie Rihm