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La maltraitance des mineurs surveillée à l'école
Luxembourg 2 min. 01.10.2019 Cet article est archivé

La maltraitance des mineurs surveillée à l'école

Les blessures morales et physiques peuvent influer fortement sur les résultats scolaires.

La maltraitance des mineurs surveillée à l'école

Les blessures morales et physiques peuvent influer fortement sur les résultats scolaires.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 01.10.2019 Cet article est archivé

La maltraitance des mineurs surveillée à l'école

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Pour que les enfants aient le moins possible à subir de violences physiques ou psychologiques, le système scolaire s'est doté de nombreux dispositifs. Des moyens à la portée des enseignants, des parents comme des jeunes victimes.

Hasard? En 2018, le nombre de signalements d'agressions dans les établissements scolaires avait ainsi bondi de 26%, pour atteindre 88 cas. Pile l'année où était diffusé à tous les enseignants du fondamental un livret intitulé «Maltraitance de Mineur - Procédures à suivre par les professionnels de l'Enfance et de la Jeunesse». Mais, dans la réalité, qu'en est-il de la prise en charge à l'école des abus physiques ou mentaux subis par les moins de 18 ans? 

Cette question, le député Fernand Kartheiser (ADR) l'a posée au ministre de l'Éducation, de l'Enfance et de la Jeunesse. Et Claude Meisch (DP) n'a pas manqué de rassurer le parlementaire. Sans avancer toutefois de données chiffrées nouvelles sur le nombre de cas signalés dans un contexte où l'école n'a jamais accueilli autant d'élèves.

Tirer le signal d'alarme

Le responsable a ainsi rappelé que le sujet faisait l'objet d'une sensibilisation tout d'abord des élèves. Que ce soit via des opérations comme «Stop Mobbing» sur le harcèlement, «Peace Force» contre les actes violents ou «Bee Secure» sur l'usage des réseaux sociaux. 

Du côté des parents, la réunion obligatoire d'avant la Toussaint doit notamment permettre de rappeler que tout jeune doit être à l'abri de toute menace à son intégrité physique et psychologique. Les familles devant elles aussi ne pas hésiter à tirer le signal d'alarme en cas de suspicion de maltraitance.


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Mais les dispositifs de prise en charge des enfants potentiellement victimes de coups, d'insultes ou de discriminations passent d'abord par les enseignants. Via le livret distribué à 20.000 exemplaires, chacun d'entre eux dispose d'un support rappelant les signes et symptômes de maltraitance, mais surtout comment signaler les cas et les numéros utiles. 

De plus, rappelle le ministre, la question fait l'objet de cours spécifique dans le cadre de la formation reçue par les professeurs à l'Institut national de l'Éducation. Des personnels qui, si le besoin s'en fait sentir auprès d'un élève ou d'un groupe, peuvent également faire appel à un instituteur spécialisé dans la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers.

Déjà cinq guichets ONE

D'autre part, Claude Meisch rappelle le rôle de l'Office national de l'Enfance (ONE) dans la lutte contre les violences faites aux moins de 18 ans, à l'école ou au-dehors. L'organisme peut ainsi prendre en charge de jeunes victimes, à leur demande par exemple. Tout comme l'Office peut se rapprocher d'un mineur si la famille le souhaite ou suite à une décision de justice.

Pour l'heure, ONE dispose actuellement de guichets régionaux à Luxembourg, Esch-sur-Alzette, Differdange, Grevenmacher et Ettelbrück. D'autres pourraient ouvrir à Wiltz et Dudelange.


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