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La gérante d'une crèche accusée de coups et blessures
Luxembourg 2 min. 30.11.2022
Au tribunal

La gérante d'une crèche accusée de coups et blessures

Au total, pas moins de 24 audiences sont prévues au tribunal pour découvrir la vérité qui se cache derrière cette affaire.
Au tribunal

La gérante d'une crèche accusée de coups et blessures

Au total, pas moins de 24 audiences sont prévues au tribunal pour découvrir la vérité qui se cache derrière cette affaire.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 30.11.2022
Au tribunal

La gérante d'une crèche accusée de coups et blessures

Maximilian RICHARD
Maximilian RICHARD
Les accusations portées à l'encontre de l'exploitante d'une crèche sont graves. Des enfants et des adultes font partie des victimes présumées.

Mi-octobre 2017, la crèche «Léiwen Léif» doit soudainement fermer ses portes. Le ministère de l'Éducation nationale avait précédemment retiré son agrément à la crèche de Bous, qui accueillait 20 enfants. De graves accusations avaient été portées contre la gérante des lieux. Une enquête complémentaire est ouverte dans la foulée.


La section de recherche et d'enquête criminelle de la police de Grevenmacher a été chargée de mener les investigations.
Bous: le parquet ordonne la fermeture d'une crèche
Le parquet a ordonné une enquête concernant une crèche située à Bous pour "agissements pouvant affecter le bien-être des enfants". Elle a été fermée mercredi dernier.

Cinq ans plus tard, Maria N. doit répondre de ses actes devant le tribunal. Elle est accusée de plusieurs actes de blessures corporelles - au moins trois employés et une quinzaine d'enfants en auraient été victimes. Parmi ces dernières, un enfant qui s'était brûlé avec un liquide chaud n'aurait pas été amené assez rapidement chez un médecin. La blessure aurait ainsi mis plus de temps à cicatriser.

La première audience de mardi n'a toutefois guère permis d'élucider les faits reprochés. Les demandes formelles de la défense étaient au centre des débats. En raison de la gravité des faits reprochés, l'accusée, aujourd'hui âgée de 53 ans, risque jusqu'à dix ans de prison en cas de condamnation. Une chambre de conseil judiciaire a retenu des circonstances aggravantes en amont du procès. Celui-ci se déroule donc devant une chambre criminelle et non devant une chambre correctionnelle. L'une des conséquences de ce reclassement réside dans le fait que les juges peuvent prononcer des peines plus sévères.

Vives accusations de la défense

Les deux avocats de la défense ont vivement critiqué le fait que le procès se déroule devant une chambre criminelle. Cette décision a, en effet, été prise uniquement sur la base d'un seul chef d'accusation. Pour les 16 autres accusations, il s'agit de délits.

La défense a, par ailleurs, demandé l'arrêt de la procédure judiciaire. Selon les avocats, les droits de la défense n'auraient pas été respectés au cours de l'enquête, ce qui constituerait une violation des droits de l'homme. Entre autres, les faits à décharge n'auraient pas non plus été suffisamment pris en compte. Si un procès devait tout de même avoir lieu, il devrait se dérouler à huis clos.

La représentante du ministère public n'était pas d'accord avec les arguments présentés par la défense. Les droits de la défense n'ont à aucun moment été violés. Les juges rendront leur décision mercredi après-midi sur les demandes de la défense.

La recherche de la vérité au tribunal prendra du temps. Le procès est, en effet, prévu jusqu'à la mi-janvier. 29 témoins, entre autres, doivent prendre la parole au cours de 24 audiences. Au total, il y a 21 parties civiles.

Cet article a été publié pour la première fois sur wort.lu/de

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