Changer d'édition

La flambée des prix à la pompe révolte l'Union des consommateurs
Luxembourg 3 min. 10.03.2022 Cet article est archivé
Energie

La flambée des prix à la pompe révolte l'Union des consommateurs

Ce mercredi 9 mars, les files d'attente étaient longues dans les stations-service du pays, après l'annonce à 18h de l'augmentation des prix des carburants.
Energie

La flambée des prix à la pompe révolte l'Union des consommateurs

Ce mercredi 9 mars, les files d'attente étaient longues dans les stations-service du pays, après l'annonce à 18h de l'augmentation des prix des carburants.
Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 3 min. 10.03.2022 Cet article est archivé
Energie

La flambée des prix à la pompe révolte l'Union des consommateurs

Laura BANNIER
Laura BANNIER
Alors que les prix des produits pétroliers explosent, l'Union luxembourgeoise des consommateurs pointe du doigt le gouvernement qui «observe sans rien faire et n'a évidemment aucun plan pour contrer ces augmentations».

Depuis ce jeudi 10 mars, un litre de gazole coûte désormais plus de deux euros. Du jamais-vu au Luxembourg. En une nuit, le diesel a augmenté de 38 centimes. En une semaine, la hausse se chiffre à 56 centimes. Une flambée qui ne se limite pas à ce seul carburant, mais touche l'ensemble des produits pétroliers. Ainsi, le litre de Super 95 est affiché à 1,89 euro le litre, tandis que le Super 98 pointe à  1,963 euro. Mazout de chauffage, gaz, c'est le secteur de l'énergie tout entier qui est à la hausse en ce début mars.


Nouvelle hausse record des prix du gasoil et de l'essence
La question est sur toutes les lèvres: quand va se terminer la hausse des prix des produits pétroliers? Ceux-ci seront malheureusement encore à la hausse ce jeudi.

Une véritable explosion dénoncée par l'Union luxembourgeoise des consommateurs. Dans un communiqué publié ce jeudi, l'asbl dénonce «une impertinence flagrante pour tous les automobilistes, comme le prouvent les files de voitures devant les stations-service». Et l'association pointe précisément du doigt un acteur qu'elle juge inactif face à cette hausse des prix: le gouvernement.

L'exécutif avait pourtant annoncé le 28 février une série de mesures visant à compenser la flambée des prix, dont l'introduction d'une prime énergie pour les ayants droit à l'allocation vie chère, et la stabilisation des prix de l'électricité. Rien, en revanche, sur l'augmentation fulgurante des prix à la pompe, même si le ministre de l'Energie,  Claude Turmes, avait assuré être «en train d'œuvrer d'arrache-pied pour travailler sur cet aspect aussi».

Une situation «intolérable»

Pour l'Union luxembourgeoise des consommateurs, ce n'est résolument pas assez. Dans un communiqué publié le 1er mars, l'asbl avait critiqué «l'insuffisance des mesures annoncées par le gouvernement pour contrôler les prix du gaz et de l'électricité», et souligné «l'inaction» de l'exécutif concernant le prix des carburants. «De l'avis de l'ULC, il s'agit d'une situation intolérable. L'ULC exige donc une action immédiate en réduisant les accises sur les produits concernés», poursuit l'association dans son communiqué.

Les accises sur les carburants ont en effet augmenté début janvier, passant de 516,31 à 527,15 euros les 1.000 litres pour l'essence, tandis que celles sur le diesel sont fixées à 416,54 contre 404,42 euros en décembre 2021. La TVA, fixée à 17%, qui s'applique sur les accises, s'ajoute à l'addition des taxes et accises, qui comprend également la taxe carbone, qui a elle aussi augmenté en janvier. Une situation «inacceptable» pour l'ULC, en particulier «si l'on y ajoute les vagues d'inflation à prévoir au cours des prochains mois».


Les prix des carburants ont bondi de 52% en un an
La prochaine tranche indiciaire ne devrait pas se laisser désirer encore très longtemps. En février, les prix, notamment ceux des produits pétroliers, ont poursuivi leur envolée.

Car les prix des carburants ne sont pas les seuls à flamber, ceux de l'alimentation ont également connu une hausse mensuelle, même si cette dernière est plus limitée (+0,7%), comme le révèle le dernier rapport du Statec. Pour les ménages à faibles revenus, cette perte de pouvoir d'achat est d'autant plus importante, alerte l'asbl, qui «s'indigne que le gouvernement luxembourgeois [y] assiste presque inactivement». 

L'asbl demande donc des mesures supplémentaires à la réduction des accises, comme le plafonnement des prix du gaz naturel et de l'électricité, mais également «au moins un gel de la taxe sur le CO2» voire sa suspension temporaire jugée «encore meilleure». Si l'UCL est inquiète pour les ménages luxembourgeois, elle craint également une série de faillites chez les entreprises «qui sont de plus en plus en difficulté».

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Les prix à la pompe ne font que de grimper ces dernières semaines au Luxembourg, qui devient moins attractif pour ses voisins. Une envolée spectaculaire qui s'explique par les taxes, mais pas que.
Weil die Preise für Sprit und Energie dramatisch steigen, muss die Regierung endlich handeln, fordert die CSV in einer von ihr beantragten Aktualitätsstunde im Parlament.
La hausse fulgurante du prix des carburants a un impact terrible sur les exploitants de stations-service. Est-il encore rentable pour les frontaliers de passer la frontière pour faire le plein?
21.11.07 erhoehte benzinpreise, benzin, fuel, oelpreise, oel, kraftstoff, tanken, verbrauch, tankstelle, photo: Marc Wilwert
Après l'ACL, voilà l'Union luxembourgeoise des consommateurs qui suggère au gouvernement luxembourgeois de ne pas appliquer son impôt carbone en janvier prochain. Question de défense du pouvoir d'achat des ménages.
18.08.04 , bidons, essence, coffre voiture, photo: Marc Wilwert