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La «Fixerstuff» d'Esch trouve son rythme de croisière
Luxembourg 7 2 min. 20.02.2020

La «Fixerstuff» d'Esch trouve son rythme de croisière

«Contact Esch» a enregistré 1.600 processus de consommation depuis le mois de septembre dernier.

La «Fixerstuff» d'Esch trouve son rythme de croisière

«Contact Esch» a enregistré 1.600 processus de consommation depuis le mois de septembre dernier.
Photo: Pierre Matgé
Luxembourg 7 2 min. 20.02.2020

La «Fixerstuff» d'Esch trouve son rythme de croisière

Après Luxembourg, c’est dans la Métropole du Fer qu’une deuxième salle de consommation de drogues supervisée a ouvert ses portes. En six mois, «Contact Esch» a comptabilisé 1.600 visites et a enregistré 66 contrats de bonne pratique.

(DH avec Anne Heintz) - «Contact Esch» est une structure combinée de jour avec salle de consommation supervisée pour usagers de substances illicites. Elle permet aux consommateurs de drogues d'être suivis et de s'injecter leurs substances dans le respect des normes d'hygiène. Conventionné par le ministère de la Santé, le centre est complètement opérationnel depuis le mois de septembre dernier. C'est ainsi qu'après six mois de fonctionnement, l'infrastructure d'accueil du 130 rue de Luxembourg peut établir un premier bilan.

Et si l'office social a enregistré 1.600 processus de consommation depuis le mois de septembre dernier, le rythme des visites s'est accéléré au fil des semaines avec désormais une moyenne hebdomadaire de 25 prises depuis le 1er janvier.

«Il fallait d’abord que l'information qu'une fixerstuff installée dans le sud du pays se répande», indique Martina Kap, psychologue et responsable de l'office social. «En outre, les consommateurs ont dû s'habituer à la nouvelle installation et à toutes les règles qui doivent y être respectées», indique-t-elle encore en référence au contrat que les usagers doivent signer.  

En effet, les usagers doivent respecter un code de bonne conduite à l'intérieur d'un bâtiment surveillé par deux personnes déléguées par la commune. 66 contrats ont ainsi été paraphés pour pouvoir utiliser la salle de consommation par intraveineuse ou le fumoir. Par ailleurs, dans le cadre des bonnes pratiques du centre, chaque consommateur reçoit du matériel d'injection neuf et reste sous surveillance avant, pendant et après le processus de consommation.  

A Luxembourg, environ 600.000 consommations supervisées sont enregistrées tous les ans. Et si l'office de la Métropole du Fer permet aux travailleurs sociaux de mieux encadrer les consommateurs de drogue, en matière sanitaire ou financière, elle n'a pas encore permis de désengorger le centre Abrigado de Bonnevoie. 


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