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La Féduse exige le masque en classe
Luxembourg 3 min. 26.10.2020

La Féduse exige le masque en classe

Pour le syndicat enseignants, l'enseignement à distance pourrait redevenir d'actualité à partir de la 4e.

La Féduse exige le masque en classe

Pour le syndicat enseignants, l'enseignement à distance pourrait redevenir d'actualité à partir de la 4e.
Luxembourg 3 min. 26.10.2020

La Féduse exige le masque en classe

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Alors que le nombre de cas de covid flambe, le syndicat enseignants invite le ministère de l'Enseignement à prendre de nouvelles dispositions pour le milieu scolaire. Une exigence portée aussi par les professeurs du SNE ou du SEW-OGBL.

Depuis la rentrée, le ministère de l'Education communique chaque semaine l'évolution du nombre de cas covid dans les écoles. Un chiffre qui ne fait pas exception à la tendance actuelle, malheureusement. Des données, et une réalité, qui désormais irritent les syndicats enseignants. Après le SNE, les revendications du SEW-OGBL, voilà la Féduse-CGFP qui interpelle le ministre Claude Meisch (DP) pour que le système scolaire s'adapte à cette reprise infectieuse.

«Prenez vos responsabilités avant qu'il ne soit trop tard!», interpelle le syndicat représentatif de l'enseignement secondaire. Et de stigmatiser : «Dire que les mesures actuelles sont suffisantes est un conte de fées». Voilà pour le ton. Pour le président Raoul Scholtes et ses troupes, l'heure est plus grave que ce que laissent entendre les autorités. «Dans de très nombreuses situations, les écoles n'offrent plus de cours réguliers. Cela soit en raison de la mise en quarantaine d'enseignants ou d'élèves. De plus en plus d'heures d'enseignement de cours à distance sont mises en place». Du coup, certaines disciplines ne peuvent plus être enseignées. Leçons de sports, travaux pratiques, formation professionnelle…


Politik, Presskonferenz, Covid-19, Claude Meisch und Paulette Lenert. Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
«Des mesures très ciblées dans les écoles»
Alors que les chiffres de contamination au covid-19 atteignent des pics ces derniers jours, Claude Meisch, le ministre de l'Education, appelle à la responsabilisation de chacun et assure que son ministère saura s'adapter.

Aussi désormais, la Féduse exige que le ministère impose le port du masque en classe. «Qu'il prenne ses responsabilités sur le sujet plutôt que de laisser individuellement le choix aux directeurs, établissement par établissement.» Tout comme le syndicat exige qu'une réflexion soit menée au plus vite pour étudier des «systèmes d'enseignement alternatifs». But : réduire le nombre de contacts et «maintenir autant que possible l'opportunité éducative pour nos élèves». 

Sans doute, la situation sanitaire nationale et les appels des syndicats ont-ils été entendus par Claude Meisch et son administration. Ainsi, en dernière minute, une réunion de la commission de l'Education a-t-elle été décidée pour ce lundi 26 octobre. Les députés membres devant réfléchir à un thème unique : «Mesures en relation avec la pandémie de covid-19», stipule l'ordre du jour.

Les parlementaires pourraient notamment s'appuyer sur les pistes évoquées par les syndicats ces dernières semaines : équipement des classes en purificateurs d'air, retour aux classes séparées en deux groupes (comme lors de la reprise des cours en mai dernier), enseignement à distance décrété pour les jeunes à partir de la 4e, etc.


Lokales, Claude Miesch besucht Ribeschpont Schule in Dudelingen, Maske, Maskenpflicht, Schule, Covid-19, Corona, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
Les trois scénarios en cas de virus en classe
Le ministre de l'Education a présenté le dispositif appliqué si un ou plusieurs élèves sont dépistés positifs au covid-19. Une façon de répondre aux craintes des jeunes, des familles et des enseignants.

A la veille des vacances de Toussaint (vendredi 30 octobre au soir), difficile d'imaginer le gouvernement déclarer les écoliers en congés anticipés. Cela aurait trop de conséquences sur l'organisation des familles, et par rebond de l'activité nationale. Mais quelles autres voies retenir? Pour la Féduse, en tout cas, il faut agir vite «pour empêcher que plus tard encore beaucoup de restrictions plus drastiques soient imposées, ce qui exclurait encore et complètement nos élèves de l'école pendant des semaines voire des mois».


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