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La facture salée du futur château d'eau du Kirchberg
Luxembourg 3 2 min. 07.07.2021 Cet article est archivé
Pénurie de matériaux

La facture salée du futur château d'eau du Kirchberg

Destinée à être implantée dans une partie boisée située le long du boulevard Frieden, la future structure hébergera plusieurs nids pour différentes espèces d'oiseaux.
Pénurie de matériaux

La facture salée du futur château d'eau du Kirchberg

Destinée à être implantée dans une partie boisée située le long du boulevard Frieden, la future structure hébergera plusieurs nids pour différentes espèces d'oiseaux.
Crédit: Temperaturs Extremas Arquitectos et Simon-Christiansen & Associés
Luxembourg 3 2 min. 07.07.2021 Cet article est archivé
Pénurie de matériaux

La facture salée du futur château d'eau du Kirchberg

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Intimement liée aux développements futurs du quartier et l'arrivée de milliers de nouveaux habitants d'ici 2040, l'infrastructure accumule non seulement les retards mais coûtera aussi 30% plus cher que le devis initial voté, indique mercredi la Ville de Luxembourg.

Les mésaventures autour du futur château d'eau du Kirchberg se poursuivent. En parallèle des difficultés liées au marché public qui ont dû reporter la mise en service de l'ouvrage de 2020 à 2021, puis à un horizon incertain, le chantier affronte désormais la pénurie de matériaux. Conséquence directe: la facture finale devrait s'alourdir de 31,57% par rapport au devis initial voté en juillet 2018, selon les chiffres dévoilés ce mercredi, en amont du prochain conseil communal. 


In die Fassade vom 50 Meter hohen Turm werden unter anderem Vogelnester und Nistplätze für Fledermäuse integriert.
Le Kirchberg attend toujours son château d'eau
Si les autorités communales de la capitale pointent du doigt la crise sanitaire, les retards du chantier - qui devait initialement se terminer fin 2021 - seraient également liés à l'appel d'offres en cours.

Si les élus de la capitale avaient donné leur accord pour un chantier de 8,47 millions d'euros destiné à bâtir un château d'eau d'une capacité de 1.000 m3, ils devront se prononcer lundi prochain sur une rallonge de 2,67 millions d'euros. Pour justifier ce chiffre, les services communaux évoquent des critères classiques tels qu'«une sous-estimation des frais pour la partie des travaux d’alentours et de façade par les bureaux d’études», mais aussi une situation conjoncturelle compliquée.

En l'occurrence «la situation actuelle du marché, la saturation et le nombre restreint des firmes participant aux soumissions» et surtout «une forte augmentation des coûts des matières premières (acier, acier inoxydable, béton, bois…)» Un dernier élément particulièrement impactant dans le cas de ce chantier dont le concept retenu vise à «la protection de la nature et le respect de la faune et de la flore locales». 

Destinée à prendre place dans un espace boisé situé le long du boulevard Frieden, la structure en béton armé qui culminera à 48,3 mètres de hauteur doit notamment être recouverte «de différentes peaux de bois» destinées notamment à accueillir des nids pour faucons pèlerins, martinets noirs et autres chauve-souris qui vivent dans cette zone classée Natura 2000. Des matériaux devenus rares en raison des effets de la pandémie. 

Dans son dernier rapport annuel, le service des eaux de la capitale estime que le chantier devrait débuter «en octobre 2021» et que la mise en service effective du nouvel équipement se fera «début 2024». Le château d'eau servira notamment à alimenter l'ouest du plateau, zone vouée à se transformer au cours des deux prochaines décennies via l'urbanisation planifiée du Kuebebierg et du Langfuur. 


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