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La facture déborde au barrage d'Esch-sur-Sûre
Luxembourg 2 min. 22.04.2021 Cet article est archivé

La facture déborde au barrage d'Esch-sur-Sûre

La facture finale devrait coûter 25% de plus que les devis présentés initialement

La facture déborde au barrage d'Esch-sur-Sûre

La facture finale devrait coûter 25% de plus que les devis présentés initialement
Luxembourg 2 min. 22.04.2021 Cet article est archivé

La facture déborde au barrage d'Esch-sur-Sûre

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le "plus grand chantier en matière d'eau potable jamais réalisé au Luxembourg" voit ses coûts augmenter de 25% par rapport à la dépense prévue. Etat et communes devront se diviser une note de 207 millions d'euros.

Le lac de Haute-Sûre est indispensable au Luxembourg. Il constitue en effet la plus importante ressource en eau potable du pays, et donc celle la plus sollicitée pour les besoins d'une population et d'une industrie en constante croissance. Aussi, était-il devenu indispensable d'investir dans une nouvelle station de traitement plus moderne et pouvant assurer des volumes impossibles à tenir par les anciennes installations du Syndicat des eaux du barrage d'Esch-sur-Sûre (SEBES). Noble cause dont le premier coup de pelle a été donné en 2017, et dont l'achèvement était prévu pour l'an dernier.


ARCHIV - 27.05.2014, Bayern, Sand Am Main: Ein Glas mit Wasser aus dem Sander Baggersee. Nahezu alle Badeseen in Bayern haben eine gute oder sehr gute Wasserqualität. Nur 4 der 375 getesteten Badestellen fielen bei Tests im vergangenen Jahr negativ auf, darunter der Sander See. Foto: Rene Ruprecht/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
A la recherche de l'eau de demain
En matière d'alimentation en eau, le Grand-Duché doit se trouver un plan B. La pollution des nappes, l'augmentation de la population, le réchauffement climatique et la hausse de la consommation pesant lourdement sur les ressources actuelles.

Bien entendu, les travaux d'envergure ont pris quelque retard. Mais c'est surtout du côté des devis que le bât blesse. Ainsi, au lancement des travaux, il était question d'un investissement global à 166 millions d'euros. Aujourd'hui, l'opération devrait plutôt approcher les... 207 millions d'euros. Somme qui restera à la charge, à part égale, des deux partenaires engagés dans cette restructuration : les communes et l'Etat.

Ainsi, la commission Environnement a-t-elle pris connaissance cette semaine des surcoûts envisagés. Un dépassement de 42 millions d'euros (+25,6% par rapport au budget initial donc) validé par les députés présents qui étudiaient le projet de loi autorisant l'Etat à aller au-delà de la somme de 83 millions qui avait été budgétisée sur ces aménagements. 

Huit justifications

Pour justifier cette explosion de l'addition, les arguments ne manquent pas : hausse de la conjoncture entre 2014 et 2020 (+ 12 millions d’euros),  modifications d’ordre technique (+7,9 M€), changements pour une meilleure  sécurité des installations et des réseaux informatiques (+6,9M€), amélioration dans la fiabilité (+ 2,2M€), calendrier rallongé en raison des délais et interférences entre les différents corps de métiers (+ 4,8M€), autorisations et servitudes (+ 1,4M€), études statiques et géologiques supplémentaires (+ 4,2M€). Pour un peu, les frais liés aux retards engendrés par la crise sanitaire ne seraient qu'une goutte d'eau (+ 1,1M€).

Pour la députée Stéphanie Empain (Déi Gréng) - nommée rapporteuse du projet de loi- il convient de «relativiser ces surcoûts». Et d'expliquer : «Déjà parce que les tarifs initiaux remontent à loin (7 ans). Ensuite parce qu'au fil du temps, le projet a élevé certains niveaux d'exigence (notamment dans les contrôles sanitaires). Enfin surtout parce qu'il s'agit d'un investissement essentiel au pays et qui sera en fonction pour des années».


La source Bel-Val a trouvé son écrin
Depuis 1935, cette ressource d'eau n'était plus exploitée, mais la commune de Sanem a choisi de réaménager les lieux. Ainsi la source sera-t-elle mise en valeur dans le cadre d'Esch 2022 notamment.

D'ailleurs, à quand la mise en service ? «On part plutôt sur un horizon 2022», avance Stéphanie Empain. Avant cela, elle et ses collègues de la commission Environnement iront visiter les travaux. La future station d'une capacité de traitement de 110.000 m3/jour, mais aussi la station de refoulement ou la prise d'eau directe qui viendra puiser dans la rivière Sûre en cas de vidange du lac.

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