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La crise passée, l'OGBL réclame «un meilleur travail et un meilleur revenu»
Luxembourg 3 min. 10.11.2015 Cet article est archivé
«Paquet social pour le Luxembourg»

La crise passée, l'OGBL réclame «un meilleur travail et un meilleur revenu»

André Roeltgen, président de l'OGBL: «Il y a une contradiction grandissante entre les petits et moyens revenus d'une part et les hauts, voire très hauts revenus, d'autre part.»
«Paquet social pour le Luxembourg»

La crise passée, l'OGBL réclame «un meilleur travail et un meilleur revenu»

André Roeltgen, président de l'OGBL: «Il y a une contradiction grandissante entre les petits et moyens revenus d'une part et les hauts, voire très hauts revenus, d'autre part.»
Photo: Maurice Fick
Luxembourg 3 min. 10.11.2015 Cet article est archivé
«Paquet social pour le Luxembourg»

La crise passée, l'OGBL réclame «un meilleur travail et un meilleur revenu»

Le gouvernement «n'a plus aucune raison de continuer sa politique d'austérité», martèle l'OGBL. Le syndicat lance un appel pressant au gouvernement Bettel pour que les petits et moyens revenus soient moins taxés et, qu'a contrario, les revenus du capital le soient bien plus. Toutes ses revendications sont livrées dans un «paquet social pour le Luxembourg».

Par Maurice Fick

«La crise est passée» et le gouvernement «n'a plus aucune raison de continuer sa politique d'austérité», martèle l'OGBL. Le syndicat lance un appel pressant au gouvernement Bettel pour que les petits et moyens revenus, qui ont le plus trinqué ces dernières années, soient moins taxés et, qu'a contrario, les revenus du capital le soient beaucoup plus. Toutes ses revendications sont livrées dans un «paquet social pour le Luxembourg».

Dans l'imposant colis posté ce mardi à l'adresse du gouvernement Bettel, il y a surtout un message: «Stoppez votre politique d'austérité erronée à l'égard des ménages, des salariés et des pensionnés pour pouvoir embrayer à nouveau sur le progrès social au Luxembourg», résume André Roeltgen.

Avant de rappeler en vrac les sacrifices demandés par les deux derniers gouvernements aux salariés luxembourgeois durant la crise: augmentation répétée de l'impôt de solidarité en 2011 et 2013, augmentation de 2 % de la TVA (qui est passé de 15 à 17%) , introduction de l'impôt d'équilibrage budgétaire temporaire de 0,5% sur le revenu imposable, abolition de l'allocation de maternité et de l'allocation d'éducation en 2015, diminution de la déduction forfaitaire pour frais de déplacement en 2013, etc.

Des finances publiques «meilleures que présumées»

Et au président de l'OGBL d'expliquer que ce changement de cap politique est possible puisque l'état des finances publiques «est meilleur que nous le présumions en 2014. La croissance économique est de l'ordre de 4,1% en 2014 et devrait être de 3 à 4% pour 2015 et 2016».

Fait est que cette nouvelle campagne lancée pour contraindre le gouvernement à «agir  maintenant» en faveur des salariés, surtout les plus modestes, sera offensive et non seulement informative.

D'ores et déjà, l'OGBL promet une «très forte mobilisation» de tous ses mandataires élus qui ont rendez-vous le 26 novembre 2015 au Parc hôtel Alvisse à Dommeldange pour une manifestation en salle. Le «paquet social» qui tient en une brochure de vingt pages sera distribué aux 220.000 foyers que compte le pays et dans toutes les entreprises.

Réduction sensible des impôts sur le revenu

C'est la réforme fiscale qui tient le haut du pavé revendicatif: «Il y a une grande priorité: une réduction sensible des impôts sur le revenu des ménages à petits et moyens revenus», insiste le président de l'OGBL.

Car «l'équité fiscale est en chute libre depuis la fin des années 1990 au Luxembourg», selon l'OGBL. Au niveau de la taxation des revenus «il y a une contradiction grandissante entre les petits et moyens revenus d'une part et les hauts, voire très hauts revenus, d'autre part. Tout comme il y a une contradiction criante entre l'imposition du capital et celle des revenus».

L'OGBL revendique clairement une exemption d'impôts directs pour ceux qui perçoivent le salaire social minimum (1.923 euros par mois). Un bénéficiaire du salaire social minimum paie actuellement 936 euros d'impôts et 66 euros d'impôt de solidarité. L'OGBL va même plus loin est réclame une augmentation de 10% du salaire social minimum.

A contrario, «les revenus sur le patrimoine et sur les capitaux, totalement sous-imposés aujourd'hui, doivent être imposés plus fortement», préconise l'OGBL qui plaide aussi en faveur de la réintroduction de l'impôt sur la fortune.

A quelle date a été fixée la fin de la campagne sur le «paquet social»? «Elle s'arrêtera quand nous serons satisfaits sur les différents points», glisse André Roeltgen, la mine dure.


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