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La contestation enfle autour du CovidCheck
Luxembourg 3 min. 01.12.2021
Opinion

La contestation enfle autour du CovidCheck

D'ici peu, le contrôle pourrait être doublé de la vérification de l'identité du porteur des certificats.
Opinion

La contestation enfle autour du CovidCheck

D'ici peu, le contrôle pourrait être doublé de la vérification de l'identité du porteur des certificats.
Photo : Anouk Antony
Luxembourg 3 min. 01.12.2021
Opinion

La contestation enfle autour du CovidCheck

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Outre diverses actions en justice en cours, plusieurs pétitions publiques réclament l'annulation ou l'adaptation du dispositif de contrôle sanitaire. Au moins une devra faire l'objet d'un débat public.

Né en été, puis chahuté en automne, le CovidCheck passera-t-il l'hiver? La question peut se poser tant les protestations contre le système de contrôle de la situation 2G ou 3G (testé, guéri, vacciné) se multiplient. Les trois syndicats majeurs du Luxembourg avaient déjà fait connaître leurs réserves, certains citoyens avaient déjà déposé plainte en justice et voilà maintenant que plusieurs pétitions publiques ravivent le débat sur l'opportunité du dispositif.


24.11.2021, Sachsen, Dresden: Ein Mitarbeiter des Chipherstellers Globalfoundries (GF) zeigt vor Dienstbeginn in der Lobby des Werks sein Impfzertifikat. Laut Bundesarbeitsministerium müssen Beschäftigte ab Mittwoch (24.11.2021) beim Betreten ihrer Arbeitsstätte nachweisen, dass sie gegen Corona geimpft oder von einer solchen Erkrankung genesen sind. Alternativ ist eine Bescheinigung über einen negativen Test möglich. Bundesweit gelten am Arbeitsplatz Zugangsregeln nur für Geimpfte, Genesene und Getestete (3G). Foto: Robert Michael/dpa-Zentralbild/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Le CovidCheck va muscler son jeu
Le gouvernement envisage la mise en place d'un double régime de contrôle sanitaire pour la mi-janvier. L'un pour la sphère des loisirs, l'autre dans le cadre professionnel. Reste à trouver un accord avec les partenaires sociaux.

Et la question arrive dans un climat particulier. En Belgique, un tribunal de Namur vient de retoquer l'équivalent wallon du pass sanitaire luxembourgeois. Au Luxembourg, le gouvernement tente depuis lundi de convaincre patronat mais aussi (et surtout) OGBL, LCGB et CGFP de la nécessité d'imposer le CovidCheck en milieu professionnel d'ici la mi-janvier. Au Grand-Duché toujours, même si elle a perdu en visibilité ces derniers temps, l'opposition aux mesures sanitaires reste bien présente. Dans la rue, sur les réseaux sociaux et maintenant au travers de la mobilisation publique. 

Ainsi, sont-ils déjà plus de 5.700 à avoir, par exemple, signé la pétition 2044 refusant «l'obligation de présenter le CovidCheck dans les institutions publiques (les hôpitaux, les écoles, etc.) et les entreprises privées». Députés et ministre de la Santé devront donc bientôt entendre et répondre aux arguments de la pétitionnaire,  Catalina-Gina Anton, pour justifier le maintien de cette inspection 2.0 des certificats de vaccination, de guérison ou résultats de tests.


19.11.2021 Eröffnung Weihnachtsmarkt   Esch-Alzette , marché  de Noël , Foto : Marc Wilwert / Luxemburger Wort
A Esch, le marché de Noël renforce le CovidCheck
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Même succès pour la pétition 2043 qui, elle, demande l'organisation d'un référendum sur la nécessité ou non de mettre en place un pass sanitaire au pays. Pour Théophile Guiche, à l'origine du texte, «il n'est pas souhaitable que les citoyens d'un pays libre et démocratique aient à justifier de leur état de santé pour accéder à un quelconque lieu ou événement, en tout cas pas sans avoir préalablement approuvé la mise en place d'une telle restriction». Comme lui, ils sont 5.008 citoyens à réclamer une consultation sur le sujet.

Enfin, la pétition 2048 souhaiterait, elle, que le feu vert octroyé par le CovidCheck ne se limite pas aux seules personnes ayant été vaccinées, testées négatives ou affectées depuis moins de six mois par le virus. Seule la présence d'anticorps devrait faire foi, qu'ils soient d'origine naturelle ou assurée par le biais des injections préconisées, estime ainsi Yan D'Amelio à l'origine de la proposition.

L'idée fait son chemin, mais il ne reste que deux jours pour que la proposition trouve a minima 2.300 nouveaux soutiens; elle n'a rassemblé ''que'' la moitié des signatures exigées pour la tenue d'un débat public et sa publication s'achèvera avant la fin de cette semaine. 

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